Si nous perdons tous les jours des cellules de peau, pourquoi les tatouages permanents ne disparaissent pas ?

La peau humaine est composée de deux couches, l’épiderme en surface et le derme en dessous, beaucoup plus épais. 
Lors de la réalisation d’un tatouage permanent, le colorant indélébile est injecté en profondeur au niveau des cellules du derme. 

Relativement stable, celui-ci connaît peu de changements au cours d’une vie. En surface, les cellules sont toutes remplacées, mais à l’étage du derme, seules des molécules individuelles sont remplacées. Une fois que vous avez votre tatouage, il est là pour toujours… Ce n’est pas la chimie du corps qui vous aidera à vous en débarrasser !

Paul Heiney, traduction de l'anglais vers le français de Caroline Lepage, extrait du livre publié en France en 2007 aux éditions EDP Sciences Pourquoi Les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? (best-seller à l'origine au Royaume-Uni intitulé "Can cows walk down stairs ?"), format livre de poche paru en 2009 aux éd. Marabout.


Info' en + : à l'inverse, frottez bien avec le gant de toilette et un peu de savon liquide à l'image de ce simple tatouage éphémère de vacances représentant un beau dragon, et vous verrez que "le monstre cracheur de feu" ne tiendra pas plus de deux ou trois semaines sur votre bras.










Info en + : Quid du piercing ?

En pleine piercing-mania, en 2006, une étude américaine publiée dans la revue General Dentistry de l’Académie de Dentisterie Générale (AGD) tirait le signal d'alerte pour informer les populations, en particulier les jeunes. Décider de se faire ‘piercer’ la langue n’est pas sans conséquence. Les dentistes ont déjà constaté les ravages provoqués sur les dents par la simple présence d’un clou sur la langue. Cette fois, ils pointent du doigt une menace bien connue avec les piercings, mais qui est d’autant plus vraie lorsqu’il s’agit d’un piercing oral… En effet, la bouche est un véritable nid à germes.

Le piercing étant une pratique encore non réglementée, les professionnels n’appartiennent pas au corps médical et c’est au prétendant à cette nouvelle mode de faire confiance au pierceur et d’espérer qu’il respecte les règles élémentaires d’hygiène. C’est là le souci. « A cause de cela, les problèmes sanitaires ne sont pas enregistrés, ni remis en cause, les coffrets médicaux d’urgence ne sont pas disponibles, les antibiotiques ne sont pas prescrits et les soins post-opératoires ne sont pas administrés » s’insurge William Dunn, auteur de l’étude.

Les ennuis viennent ensuite. En plus des risques de développer une hépatite, une septicémie ou toute autre maladie liée à l’utilisation d’un équipement de piercing qui ne serait pas désinfecté, les soins post-opératoires qui ne sont pas suivis empêchent l’identification de complications sérieuses. Parmi elles, la publication insiste sur l’angine de Ludwig et l’endocardite qui sont l’œuvre de bactéries profitant de la plaie ouverte dans la langue pour passer dans la circulation sanguine.

« Les gens s’attendent à enfler de la langue, mais s’ils ne reçoivent pas les soins qui doivent suivre le piercing, ils ne peuvent pas se rendre compte si le gonflement est normal ou non » insiste Melvin K. Pierson, porte-parole de l’AGD. L’angine de Ludwig est une infection bactérienne du plancher de la bouche qui se manifeste, en effet, par un gonflement impressionnant capable d’obstruer le passage de l’air !

Mais l’endocardite peut avoir des conséquences encore plus désastreuses, voire mortelles… C’est bien un staphylocoque doré qui, en s’infiltrant par le biais d’un piercing nasal, s’est attaqué aux valvules du cœur d’une jeune étudiante lyonnaise et lui a pris la vie.






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