Décès, 6 Janvier 2026, d'un grand musicien, mon cousin : Frédéric Simonin

Ah, pan, catastrophe ! Fin du Monde ! Coup de poignard planté comme une flèche en plein cœur, sans gloire ni triomphe... Mon beau Freddie, qu'as-tu fait à notre famille, et surtout à Monique, ta petite Maman chérie ? Tu nous lâches comme ça, d'un coup ? Certes, je ne crois pas au paradis. Pour l'enfer, on a déjà l'air d'y être. Mais franchement, je te pensais beaucoup plus dur à cuire que ça ! Immortel peut-être, même, Fréd'. Me serais-je une fois encore royalement trompée de diagnostic humain ? A ton sujet, toi mon cousin, « mon grand frère de cœur », toi l'un des piliers de la seconde génération de la famille « Garcia » ? Tes origines espagnoles flamboyantes affichées en pleine figure ne t'ont même pas aidé à faire demi-tour en chemin, lorsque tu as vu la mort arriver en face ? Et personne n'a tenté de t'inciter à choisir le camp des vivants qui t'aimaient ou te détestaient, plutôt que celui des fantômes oubliés. Diable, misère ! Bon, d'accord, ton grand-père Juan - notre Papy à tous ! - est mort plus jeune que toi. Il a même eu le temps d'avoir sept beaux enfants avec Lucienne, notre Mamie, et de te connaître, lui, sans connaître pourtant tous ses (nombreux) petits-enfants. Pas plus immortels que lui ou toi, d'ailleurs...

Katy Perry "Hot N Cold" (2008)

 

Fred', mourir à 54 ans, j'ai envie de te dire « non, non ! Mais ça, c'est pas possible, Mec ! », comme si j'étais un vieux pote, toujours de bons conseils pour toi au lieu d'être une cousine bienveillante, trop éloignée, et éternelle donneuse de leçons. Les bras m'en tombent, mon petit Freddie chéri... Et je peux d'autant plus écrire facilement ces mots d'amour tendres « Mon Chéri » que justement, mon premier grand Amour (avec un grand A, oui), à l'âge de 20 ans, s'appelait comme toi : Frédéric ! Un splendide Portugais, enfin, Français mais au moins aussi Portugais que je me sens Espagnole par mon grand-père. Et un Frédéric qui n'a même pas eu le temps de me demander en mariage, parce qu'il avait sûrement bien d'autres devoirs à accomplir encore dans son existence, moi qui lui disais que mes études en Biologie à la Fac comptaient par dessus tout, pour mon propre avenir. Nous avons vécu l'essentiel, lui et moi, beaucoup de bonheur parfait sans aucun nuage à l'horizon et le tout, en quelques mois seulement. Encore un Fréd' génial, gentil, intelligent, beau, et tout et tout et tout...

Sauvage, l'eau de parfum qui t'irait bien (pschittt, pschittt !)

Comme toi, mon Freddie, mon cher cousin, sauf que maintenant, en 2026, c'est fini pour nous, ta famille. Tu nous laisses puisque tu n'es plus de notre monde. Je dois avouer qu'il est impossible à supporter ou à combler rapidement même, ce nouveau "vide intersidéral" que tu nous lègues à nous, tes vivants (pas encore morts et enterrés). Bonjour l'héritage, quand on sait combien la nature a horreur du vide, selon un dicton populaire. Qui pour te remplacer ? Qui pourra prendre ta place, ton boulot de cousin musicien "modèle" et surtout, de Chef d'Orchestre de la Lyre Portusienne en Haute-Saône ? Endosser ton plus beau costume de scène, avec le même aplomb ? Apprendre ta façon de diriger une troupe de femmes et d'hommes, tous musiciens, tel un Torero espagnol qui joue sa vie ou presque en une seule célébration, Torero à l'allure stricte de la tête aux pieds, au corps maîtrisé, aux gestes élégants et au regard noir, sauvage. Tiens, Sauvage, nom d'un parfum bien vendu à la télévision par le ténébreux Johnny Depp, lui aussi irremplaçable dans ses rôles de super flic de la série TV 21 Jump Street et d'aventurier des océans les plus dangereux dans le film "Pirates des Caraïbes".

Mais toi, Fred', l'artiste qui n'est pas grand acteur de cinéma américain ni comédien au théâtre, plus simplement musicien homme de direction face à un orchestre tout entier « chef » quoi, comme l'indique la plus prestigieuse de tes professions ! - et chef au sang chaud même, forcément quand il faut passer à l'action, sans doublure possible. Car pas facile de faire face au « taureau noir indomptable » de tous ses muscles devant une foule en délire, venue acclamer dans un état d'excitation rare un échange physique entre l'homme et l'animal, supposé nous démontrer une fois de plus, « la loi du plus fort » dans la nature, et les sentiments, les mots (pas encore tous perdus), qui accompagnent cette loi inscrite dans le marbre depuis la nuit des temps : l'autorité, le maître, la bête, la peur, la domination, etc. Pardon, mais la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants, même si tu en as deux très beaux, Sorel et Lalo. Pour eux aussi, aujourd'hui, « Noir, c'est noir » comme le chantait "notre" Johnny Hallyday... En cet instant où j'écris ces lignes sans pouvoir te consacrer un livre entier, Freddie, mon cher cousin musicien, où es-tu ?

Où te "réveilles-tu" ? En ce matin plus "glaçant" que les autres pour nous tous, toi qui ne peux plus te lever comme les jours précédents, ton corps reposant dans un cercueil moins douillet qu'un lit bien chaud auprès de ta femme, laquelle a dormi seule, aussi solide qu'un roc comme je la connais... Oui, Sandra, ton épouse, masseuse-kynésithérapeute de formation, également chanteuse et musicienne comme toi, est faite du "bois des résistantes", heureusement ! On le sait bien. Mais j'avoue : de mon point de vue de scientifique, il me semble à présent inutile d'aller faire brûler un cierge à l'Eglise en espérant que Jésus-Christ vienne déposer un "Saint Baiser" sur ton front froid après une dernière prière de quelqu'un qui aurait plus foi en la Religion Catholique qu'en la Science pour régler les nombreux problèmes qui nous empêchent de dormir, la nuit. Des gens qui oseraient avoir encore l'espoir (sinon l'audace un peu folle) de croire qu'ils méritent bien une éventuelle résurrection quasi mystique du beau Frédéric Simonin, parce qu'ils ne croient plus du tout aux pouvoirs soit disant quasi miraculeux eux, des professionnels de la Médecine Occidentale théoriquement capables, à l'aide d'une poignée de médicaments aux noms barbares, d'éradiquer définitivement ce poison cellulaire qu'est le cancer (généralisé, ou d'un seul organe). Soigner, guérir, sauver à l'aide de "médocs" donc ou encore à coups de vaccins "révolutionnaires" contre de misérables petites "épidémies mondiales" propagées par de perfides virus comme celui de la Covid-19 (qui n'a pas réussi à te tuer en 2020...).

Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes 4, La Fontaine de Jouvence "Evasion de chez le Roi" (2011)

 

Le bon médecin, le miel et les abeilles

Une médecine moderne remplie de promesses et de progrès qui en toute logique, pour la santé des gens des pays les plus riches, soit disant "leaders" de la Planète par leurs secteurs économiques en pointe dans les domaines de la Recherche et de la Santé, serait naturellement capable d'engendrer des exploits à la chaîne dans le fait de repousser la « date limite » d'existence sur Terre d'un être humain de base, de corpulence moyenne, comme toi, mon beau Freddie... Il est vrai que tu n'as jamais fait partie des obèses, même si tu n'as été qu'un « petit » fumeur de cigarettes pendant quelques temps, comme me l'a dernièrement rappelé ton frère ainé, David. Et pourtant, c'est moi éternelle non fumeuse, très terre à terre dans sa façon d'essayer de comprendre le destin de l'Humanité dans sa globalité sur notre bonne vieille Planète Bleue, refuge perdu dans l'espace et dans tout l'Univers même, c'est moi qui continue de croire encore que le Bio pourrait nous sauver ! Un peu d'espoir pour nous, et nos petites abeilles entre autres... 

Manger mieux, chaque jour, en qualité plus qu'en quantité (sans gluten, sans lactose, pour ma part), boire plus d'eau que de vin, consommer beaucoup plus de fruits, légumes même s'ils ne sont pas Bio - tant pis, au point où nous en sommes ! - acheter moins de viande rouge plus de viande blanche, poissons, oeufs, éviter les mauvaises céréales si mal transformées qu'elles finissent bien vite en produits condamnés à la poubelle parfois avant même la fameuse DLC (Date Limite de Consommation). Sélectionner les aliments qui contiennent les meilleurs sucres lents et rapides au Supermarché, pour éviter d'être "ralentis" un jour dans une belle joie de vivre par le diabète, handicapant... Adieu "la banane, la frite ou la pêche" quand on doit passer sa vie avec trois haricots verts dans l'assiette, et rarement du dessert parce qu'un flan au chocolat ou une part de tarte trop riche en calories pourrait faire tomber le ou la pauvre malade diabétique "dans les pommes" ou pire, lui faire perdre un orteil. Bref, il ne faut pas tomber malade. Il faut juste rester en bonne santé et ne pas se plaindre sans cesse quand on fait plus de marche à pied, parce que de toute façon, c'est toujours bon pour le coeur et que la santé cardiaque, ça compte aussi beaucoup. 

Voilà juste un début de "pistes agro-alimentaires" pour améliorer aussi la sécurité alimentaire dans nos assiettes, avec des produits plus sûrs à consommer (pâtes, pain de mie, riz, quinoa, maïs, pommes de terre, bref féculents plus nourrissants que le blé également) même si leur production  et leur récoltes exigent du temps et de l'argent. Tels de modestes jardiniers d'autrefois, les paysans Bio vivent parfois avec les maigres recettes de leur travail, aussi parce que les abeilles et autres insectes pollinisateurs n'ont pas non plus des ressources illimitées dans les pattes et dans les ailes... Il faut respecter le rythme de la nature et des saisons. Et comme les oiseaux migrateurs ou les mammifères entrés en hibernation, ces petites créatures déjà bien travailleuses réclament du repos en hiver pour reprendre des forces, de l'énergie. Naturellement, il faut avoir assez de réserves de nourriture pour se le permettre, car le travail dans les jardins, les campagnes, les forêts, les lacs, les rivières, les montagnes ne manquera pas à l'arrivée du printemps. L'herbe, les plantes à fleurs, les arbres, la végétation et ses feuilles aux formes variées dans son ensemble qui ré-apprennent à supporter le poids de la neige en cet hiver, et ça c'est au moins une bonne nouvelle... Toute cette verdure ne demande qu'à étendre son territoire pour que nous aussi, puissions respirer. Hélas, tu ne seras pas là au printemps, Fréd' ! Vivaldi non plus d'ailleurs, lui qui a sans doute adorer cette saison en son temps. Et moi, j'aurais voulu que tu sois toujours de ce monde, au printemps. Alors, comment supporter cette nouvelle équation de la vie qui remet soudain tout en question ? Peut-être que je croirais plus en elle, la nature, avec ces petites bêtes ailées travailleuses, les abeilles, comme les fourmis aussi, avant de croire aux miracles de Lourdes ? Trop tard, tu es déclaré mort par la médecine des hommes. Mais je supplierais bien quand même un bon génie inconnu, au sang froid et au cœur bien accroché forcément, de tenter un ultime massage cardiaque sur ta poitrine, si c'est bien ton cœur qui a lâché, ce mardi 6 janvier 2026 à Dijon ? Et ton cerveau qui a trouvé que les "Ondes de la Mort" peut-être étaient plus douces à entendre à l'oreille que le bruit de la vie toujours renaissante, à l'hôpital

Un cancer (de la gorge ou dans cette région du cou) t'a emporté lentement, mais sûrement en un an à peine... Et le miel des abeilles, déjà si doux, si bon contre la toux ou les petits maux de gorge de tous les jours, facilement consommé au quotidien par les buveurs de thé au citron ou aux fruits rouges n'a même pas pu prolonger ta vie ? Bon sang, mais à quoi ça sert que "Ducros se décarcasse" ! Enfin, Maya l'abeille et ses copines, plus que Ducros, disparue de notre écran de télévision depuis longtemps, la pauvre petite Maya... Comme tes racines espagnoles qu'on va enterrer bientôt; avec ta disparition. C'est un bout de nous que tu emportes avec toi vers l'inconnu, très loin de l'esprit des Corridas dont la gloire de ces évènements souvent fort chauds dans les arènes consiste peut-être aussi à démontrer au grand public que la domestication d'une espèce de bovins, mal domestiqués, pourrait faire une bonne race à viande ? Taureau, taureau ! Et Viva Espana ? Viva Malaga ? Ses magnifiques palmiers, son soleil qui réchauffe les âmes en peine, même en hiver ? Sa paella (negra mais pas toujours), ses patatas bravas, olé ! Ou juste vive le jambon sec, le saucisson espagnol et les agrumes du pays de « not' Papy » ? On ne va pas quand même pas "pleurer comme des madeleines" pour de simples lambeaux de peaux séchées, si facilement prélevés sur de gros bestiaux encore forts vivants mais en sang, nous les Européens...

Nous qui, adolescents, sommes facilement mangeurs de boudins noirs, compote de pommes et purée de pommes de terre au collège, quand tu sais que dans les hôpitaux, la Sécurité Sociale t'assure que les professionnels de santé te font prendre des « risques minimes » lorsque des chirurgiens t'enlèvent « gratuitement » un bout de bidoche, de boyau, ou t'aspirent juste un litre ou deux de liquide pas bien joli en quelques heures (sein, utérus, prostate, rein, thyroïde, bout de langue, tumeur bénigne, grain de beauté finalement pas si beau, sang malade, etc.). C'est que ces gens là, des scientifiques parmi d'autres spécialisés dans le domaine de la santé plus que des sports, ont fait de très longues études à la Faculté... Alors, on fait confiance, les yeux fermés, logique !? On s'allonge sans appréhension sur la table d'opérations. Qui vole un œuf, vole un bœuf !? Non, si !? Oui. Et alors, il y a des voleurs qui finissent en prison, et ils ne sont pas médecins, eux. On ne va pas trembler avant de s'endormir sous les yeux de toubibs et d'infirmières pour la perte d'un simple morceau de viande qui ne fait même pas le poids d'un steak haché (bien musclé) ! L'hôpital, ce n'est pas une boucherie à grande échelle. C'est de la précision, quand ça n'est pas de la haute couture, parfois. D'ailleurs, chaque opération est limité en temps, parce que le temps, c'est de l'argent. Comme en Suisse... Et nous, en France, à Paris surtout, la Haute Couture, Chanel, Dior et compagnie. les défilés de mannequins, tout ça, ça nous connaît ! On a peur de rien.

En tous cas, à Dijon (en Côte d'Or), dans la ville où tu as passé l'arme à gauche comme on dit un peu vulgairement, ils sont plutôt fort aussi en production de moutarde, voire en mayonnaise. Et ajouter un peu de moutarde à ce triste évènement familial, ça fait de la sauce moins sucrée que la compote de pommes pour manger, avec plus de plaisir encore, son boudin noir quand on n'aime pas beaucoup ça. Allez, je plaisante ! Je caricature en forçant un peu le trait sur l'humour noir au sujet de ce sévère "échec médical". Et pas médiéval... Pardon, pensées émues pour tous ces médecins, sûrement scandalisés de n'avoir pas réussi à te sauver. Eux aussi risquent la dépression, car sur le plan psychologique, ils connaissent le prix d'une vie comme la tienne. Il y a de quoi devenir fous, parfois sûrement. Tous ces morts, au fil du temps... Par ailleurs, j'ai une excuse en béton armé pour pleurer sur leur sort comme sur le mien en ce dimanche de janvier, toute journaliste scientifique écrivaine que je suis devenue, mon A.D.N. de cousine endeuillée souffre le martyre quand j'écris sur des choses graves qui me touchent de trop près. Encore... Et ce n'est jamais fini. Ou plutôt, c'est sans fin car rien n'est grave localement, mais tout le devient, mondialement.

Rondo Veneziano "La Serenissima" (1984)

Danse, musique, oranges, coco, paella et passions sans faim

A l'échelle Européenne, contentons-nous de ce que nous avons - un véritable trésor - nous, "famille Garcia" : beaucoup de sang français, une larmichette de sang espagnol ! Tu le sais peut-être plus que moi encore, Freddie, surtout avec ta mère, Monique, qui porte si bien la queue de cheval et les créoles d'Andalouse lointaine. On ne peut pas être autre chose que ce mélange de culture, parfois un peu musicale festive. On ne peut pas renier nos origines, au point de s'en rendre malades à crever. La langue - le français - ça compte ! Et ce n'est pas grave, au fond, si l'on ne parle pas couramment espagnol. C'est mon cas. On ne peut qu'être tous fiers de nos origines, et continuer à vivre comme de bons Français, bien dans leur pays, bien dans leur peau. D'ailleurs, je sais bien que mes propres racines espagnoles cherchent à m'ancrer toujours plus profondément sur ce terroir à culture très ensoleillée. Dans ce coin de paradis, une appétissante paella aux fruits de mer et au poulet arrosée de jus de citron (de Sicile ?) et d'huile d'olive (d'Espagne ?) donne vite l'occasion de prouver à tout un tas de gens que la vie vaut vraiment le coup d'être vécue, même si on ne peut pas se permettre de faire la « Fiesta Latina » tous les jours. Ce qu'ils ne font pas non plus si souvent, la fête, au Mexique, où étrangement, la mort d'un être humain n'est pas célébrée aussi tristement qu'en France. Et Viva Mexico ?!?

Aïe, aïe, aïe ! Pourquoi ? Mystère et boule de gomme, peut-être quelques explications sont-elles encore bien cachées dans le film d'animation "Coco", de Pixar sorti au cinéma en 2017 ? Il nous faut au moins retenir et répéter que la vie est vraiment belle parfois, trop belle pour qu'on ait envie de la quitter vite, sans en profiter en dansant le Flamenco par exemple, qui n'a rien d'une danse traditionnelle d'enterrement ni de mariage d'ailleurs. Ça s'apprend, la Danse Latine, comme celle de musique classique d'ailleurs, pour les filles, en belles robes à Malaga ou en leggings dans son salon, devant des consoles de jeux vidéo Wii en mode paréo sur les pantalons ou les jeans (paréos comme à Bora-Bora, aux imprimés de grandes fleurs d'hibiscus plus qu'en dentelles). C'est une passion, la danse aussi, pour bien des gens qui ont le rythme dans la peau, les jambes et les bras. Olé ! Olé ! Clap-clap de faim, ou plutôt de fin ? C'est à se demander quand même, Freddie, si tu craignais que la sublime Brigitte Bardot risque l'ennui toute seule, le temps de son voyage vers l'au-delà ? Si jamais l'au-delà existe bien sûr, ou qu'il se trouve à travers un passage dans l'espace menant à des années-lumière de la Terre, peut-être sur un ensemble d'exoplanètes inconnues du genre humain ? J'en sais rien, moi.... Je suis vivante. D'ailleurs, une question que je me pose franchement : est-on seulement programmé pour mourir quand on a le malheur de ne pas savoir s'ennuyer sur cette Terre ?

Ta passion à toi, Fréd', c'était la musique bien sûr. Pas le cinéma français en noir et blanc façon Tontons Flingueurs, avec BB dans les parages, continuant de faire rêver ses admirateurs à chaque Festival de Cannes, couvert de paillettes et remplis de sosies de James Bond cherchant à découvrir tous nos secrets de longévité d'un tel Star System ! Musique seulement, Maestro et sans faire de cinéma ? Entre autres sûrement, haute couture, parfum, maquillage, shampoing haut de gamme, marque de sacs en cuir, maroquinerie plus discrète encore... Quel business autour de ce cinéma là ! Et toi, Fréd', tu n'auras même pas profité tranquillement des joies de la Côte d'Azur, pourtant si bien chantée par la divine Brigitte Bardot elle-même, à Saint-Tropez. Ah, la madrague, ses coquillages, ses crustacés, c'est de la bonne musique, ça aussi... Pinces ! Euh... Mince ! J'avoue, ça m'énerve vraiment, ces sombres histoires de cancer qui finissent toujours mal. Il y en a marre. Ça fait beaucoup trop de morts à la fin !!!!! Cette mort presque incompréhensible à mes yeux. Et l'immunité alors ? Latine certes mais immunité quand même ! Nos défenses immunitaires naturelles, originales communes, sûrement arrosées à haute dose de vitamine C concentrée dans les plus belles oranges de Malaga, n'auraient-elles pas dû voler à ton secours à la vitesse de l'éclair face à cet ennemi invisible rongeur et ravageur qu'est le cancer ? Franchement, je ne comprends pas. Pour moi, ta mort est un mystère. D'après les nombreux épisodes de la série "Il était une fois la vie", excellent dessin animé de santé et de vulgarisation scientifique, au moins aussi bon que "Maya l'abeille" que tu as dû voir et revoir, je n'en doute pas, tout semble faire penser que tu avais théoriquement plus de chances de vivre très longtemps et en très bonne santé. Enfin, simple flair de cousine plus que vérité mathématique selon les statistiques d'espérance de vie dans notre pays. Johnny Hallyday (1943-2017) n'a pas eu la même vie de musicien que toi, et pourtant, il est mort d'un cancer à l'âge de 74 ans !

Andréa Santamaria, Damien Ferrette "Un Poco Loco" (Coco, Walt Disney, 2017)

Santé ! Titanic ! Raclette de caractère et Mont d'Or pas assez « Light »

Seulement, moi, je ne suis pas toubib'. Je n'en ai pas exactement les diplômes puisque j'ai une Licence en Biologie Cellulaire et une Maîtrise en Neurophysiologie (Animale surtout, plus qu'Humaine). Juste, je continue de m'interroger, encore et encore. Je me demande à quoi ça rime d'avoir vaguement l'air de porter un charme exotique, de sembler être un garçon solide en bonne santé sur toutes les photos, toutes les vidéos récentes, pour un habitant de l'Est de la France, d'avoir de beaux yeux marrons, une peau bronzée (pas le visage pâle), et de ne pas profiter de tous les bienfaits de ce "jus extra survitaminé" toute sa vie, comme si c'était un Bain de Jouvence inné, inscrit dans les gènes, pour les cellules de ton si précieux système immunitaire ? Mourir si jeune d'un cancer de la gorge - enfin du larynx, au début, pour être précis - ça n'a pas vraiment de sens alors que c'est précisément par ce chemin, au niveau de la trajectoire de l'oesophage, que s'absorbent les plus divins jus de fruits, d'oranges, abricots, pommes ou autres, les meilleurs nectars de nos campagnes aussi. Limite, j'ai presque envie de dire que ton décès prématuré est "bizarre", sans vouloir faire de toi un mort-vivant avant qu'il ne soit trop tard... Pardon, mon Freddie, de te torturer les neurones encore une fois.

Et heureusement que j'ai vaguement appris l'Allemand au collège plutôt que l'Espagnol, car je pense que j'aurais l'air vraiment plus fâchée contre toi de nous abandonner ainsi, dans l'ordre, nous tes frères et ta ribambelle de cousins-cousines "de cousinades 100% Garcia" : Stéphane et David (tes "grands" frères), Olivier, Fabrice, Caroline (moi, quoi...), Arnaud, Clarisse, Julien, Romain, Hélène, Alexandre, Pierre-Yves, Emilien, Jonathan et Lucie. Sans toi, maintenant Frédéric. J'imagine déjà toutes nos tantes, et tous nos oncles dévastés par le chagrin de cette perte immense, sans pour autant trouver les mots juste face à Sandra. Et moi qui continue de chercher des réponses à tout, même à d'impossibles questions, rattrapée par mon « boulot de merde » dans un cas pareil, le premier, pénible parfois, celui de journaliste scientifique dont la mission est de chercher aussi des solutions, en plus d'informations essentielles. Fréd', quand les arbres perdent leurs feuilles en automne, sans forcément périr au printemps grâce à la protection des manteaux de neige successifs en Franche-Comté, comment toi, tu as pu « fâner » si brutalement en plein hiver, toi le bon vivant, bon mangeur de pommes de terre, jambon, raclette (au pire, de cancoillotte fraîche comme l'aimait ton père) et bon buveur de breuvage pétillant ou non, avec alcool bien fort parfois ?

Sans même, en plus, me laisser le temps de t'informer, moi qui suis installée dans le Sud de la France depuis 1999, là où les palmiers ne sont toujours pas aussi nombreux qu'en Espagne - mais ça vient, j'ai confiance... (en l'écologie, naturellement) - que cette année, beaucoup plus que d'ordinaire, il fallait mieux te couvrir si tu étais très malade ? Figure-toi que dans le Midi aussi, en 2026, « on meurt de froid ». On se pèle, on se les gèle, ça meule, ça caille, quoi ! Sur ta mobylette d'antan, tu n'aurais pas fait long feu ici ! Misère... Et idem en trottinette électrique casse-gueule, avec le vent glacé qui s'engouffre dans les narines et les bronches. C'est mort ! Il faut au moins l'épaisseur de trois couettes chaudes sur le lit (dont un plaid polaire, au toucher pelucheux bien doux), pour survivre à la folle chute des température en pleine nuit, en ce moment. C'est bien simple : on se croirait à bord du Titanic, voguant sur l'Océan Atlantique au mois d'avril avant l'épouvantable naufrage ! Sauf que nous ne sommes qu'en janvier, et que de près ou de loin, on ne voit pas d'icebergs de taille « astronomique » venir à nous dans les parages de ces ciels effrayants, qui nous tombent dessus chaque soir.

Benise "Concerto de Espana" (2022)

 

"Tuyaux en or", insectes sociaux, couverture chauffante et ordinateurs de bureaux

Et toi, mon cousin, tu payes le luxe de rajouter à toute ta famille de la difficulté à cette épreuve hivernale sans fin, avec ta mort prématurée. Franchement, autant de peine si soudaine, c'est trop injuste comme dirait le petit poussin noir, Caliméro. Je ne te dis pas merci, Fréd' ! Sûrement que tes toubibs ne sont pas fiers non plus, d'avoir perdu quelqu'un d'aussi précieux que toi, célèbre chef d'orchestre de Franche-Comté, Frédéric Simonin, également ancienne star du groupe de rock Artemus PhilemeOne. Quand les musiciens ont le droit de s'amuser pour distraire le grand public, direction la célébrité assurée (et ses éventuels abus), les médecins bossent dans l'ombre, et pas gratuitement pour sauver des vie. Effectivement, il faut faire le tri dans les patients, une sélection comme si la vie à l'hôpital était une jungle ! Leur boulot, ce n'est pas que de donner la vie à des bébés qui ne sont pas prêts à affronter l'enfer du monde actuel, mais de faire en sorte que même les personnes adultes d'âge mûr restent en parfait état de santé et à moindre frais, pour la collectivité. Façon ruches d'abeilles autour de leurs reines, ou colonies de fourmis (encore des reines !) pour que la société et ses vaillants ouvriers ne disparaisse pas, ne s'effondre même pas non plus.

Bien sûr, on ne pense pas à ses reines, le jour de l'Epiphanie, qui tombe le 4 janvier en 2026, on pense plus aux Rois et à la bonne pâtisserie du dimanche, en savourant la meilleure des galette à la frangipane... C'est un bon début quand même, ne serait-ce que pour l'histoire de la construction d'une société qui va bien, moralement. La gastronomie, le miel, les amandes, le sucre, ça compte ! Magie de la nature, quand on ne prend pas le temps d'écouter les oiseaux, essayons au moins de nous inspirer du modèle social des insectes sociaux, précisément, qui ne font qu'essayer de nous inspirer pour sauver la planète toute entière, sans même avoir besoin de quitter l'hexagone en matière de partage des connaissances grâce à Internet et aux ordinateurs connectés. Mais quand même, à l'échelle humaine, pardon une fois de plus, il devient clair avec l'expérience et le partage et l'évolution des connaissances (scientifiques, biologiques, sociologiques, historiques, politiques, technologiques, artistiques, médicales, musicales) justement, que toutes les vies ne se valent pas, et qu'il faut des années et des années, des décennies en réalité quand on n'a plus le temps de s'exprimer paisiblement en siècles, pour leur laisser le temps de mûrir en qualité, de prendre de la valeur sans trop de pertes au passage.

En temps de guerre, quand les smartphones étaient remplacés par les fusils dans les mains des hommes, les morts se comptaient par milliers chaque semaine dans les camps adverses. Leur famille ne pouvaient pas pleurer tant de garçons trop de longtemps. Car il fallait bien continuer à tenir le pays à bout de bras et reconstruire la France de l'Après-Guerre. Mais dans l'Avant ? Le Général de Gaulle, comme d'autres chefs des Armées avant lui, était bien obligé de faire la part des choses entre les soldats qui montaient au front pour se faire tuer très vite et finir en chair à saucisses sous les tirs étrangers tandis qu'il fallait bien garder en arrière, sains et saufs les penseurs au sens de la stratégie et du combat fins et aiguisés, grands hommes brillants qu'il fallait à tout prix sauver si jamais ils étaient faits prisonniers ! Parce qu'ils avaient en tête une somme de connaissances inestimables, pour ne pas dire incalculables les fois où sans qu'on le sache il était éventuellement question de rançon pour renflouer les caisses de l'ennemi juré en manque d'or et autres trésors. Un brillant Chef d'orchestre sous l'Occupation Allemande, alors, ça, ça n'aurait pas eu de prix ! Même pour la médecine de guerre !

La Grande Vadrouille "Le chef d'orchestre", Louis de Funés(te !) (1966 ) 

Résurrection, astéroïde, magie noire, foi chrétienne, petit Jésus et Père Noël

Toi et moi sommes nés dans l'Est de la France, région souvent longuement habitée ou occupée par les Allemands... Pas tous Nazis, loin de là, mon Fréd' ! Mais je te le répète, sans la dureté et la rigueur à laquelle je pense en cet instant, tu étais d'une trop grande valeur pour résister si mal à l'appel de la mort. Tu aurais mieux fait de céder à l'appel de la forêt, en bon Robin des Bois que tu étais, les arbres auraient un peu soigné ce larynx malade dans un silence apaisant, loin des bruits de trompettes et de saxophones, et sans doute aussi « des canards » (coin-coin !), ces mauvaises notes quand il est question de musique de « la mort qui tue » puisque mort d'un citoyen français très apprécié. Allez, une petite Marseillaise, un chant des Partisans, bien solennel, « mon Colonel » Frédéric Simonin ? C'est absolument certain, même et surtout avec ta jolie « petite gueule d'ange » (espagnol), mon Freddy, tu valais plus que cette triste disparition ! Seulement, même un bon écrivain ne peut pas réécrire l'histoire, alors une débutante comme moi, tu penses bien... Quand tu sais que j'ai dû réussir à lire à peine une seule page peut-être de la grande histoire de la Bible, alors, qu'à l'inverse, avec le recul, j'ai trouvé utile d'apprendre quelques rares notions de latin, langue morte (inoubliable Rosa, Rosa, Rosam, botanique moyenâgeuse chantée par ce génie de Jacques Brel). Et si je te dis que le film d'horreur qui me terrifie par dessus tout, ça reste L'Exorciste avec ce diable invisible faisant gueuler crier grossièretés innommables et insultes à une toute jeune fille clouée au lit, face à des adultes « moins méchants », prêtres en robe noire, tu comprends que ma vision de la religion catholique ne m'incite pas vraiment à me réfugier à l'Eglise, ni à l'Hôpital non plus d'ailleurs, en cas de crise de panique ou de colère contre un système humain qui s'écroule... Enfin, tu m'as entendu 1000 fois pleurer de colère quand ma propre mère était quelque part entre la vie et la mort, à combattre contre « le crabe », pas le même que le tien. Un autre... Cancer, j'aurai ta peau ! Ou tu auras la mienne.

Je n'ai donc plus eu l'espoir en Dieu, sans savoir si je l'ai perdu, ou ne l'ai carrément jamais eu, puisque Juan, notre grand-père, lui même a voulu fuir cette possible vie de Curé, obligeant des hommes (surtout) à passer tous leurs dimanches matins et jours fériés à rassurer des "grenouilles de bénitiers" à croire qu'un monde meilleur est toujours possible, tout comme la fin du monde d'ailleurs. Et pourtant, toujours pas l'ombre d'un gros astéroïde tueur d'Humanité à l'horizon ! Pour l'instant, en tous cas... Et pas d'astronaute ayant fait de rassurantes études de Maths Supérieures dans notre famille, non plus. Pas de Thomas Pesquet donc. Ni même de paléontologue pour s'intéresser à la disparition des dinosaures sur Terre, il y a 66 millions d'années. 666, 2026, la saucisse, oh hisse... Oh là là ! Prions ! L'antidote à cette pathologie foudroyante qu'on appelle « la mort » n'a sauvé que Jésus-Christ ! Le cancer est toujours là, et le Sida, et la grippe, et la Covid-19, et la sclérose en plaque, et le diabète, et Alzheimer, et Parkinson, et Hashimoto... Si, moi, je suis Hashimoto, et pas devenue japonaise pour autant ! Ma vilaine petite maladie autoimmune de rien du tout qui voudrait me faire passer par une handicapée de la gorge aussi, un peu comme toi avec ton cancer du larynx, sauf que pour moi, le problème se situe au niveau de la glande thyroïde. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à parler, lire, écrire, compter, marcher, nager, courir même !

Mais aucun médecin ne connaît la formule magique de la potion de la résurrection. Aucun ! Ce n'est pas bon signe pour redonner un peu d'espoir aux gens qui perdent des gens d'importance vitale pour leur famille. Sinon, tu penses bien qu'on serait déjà en train de se cotiser tous pour te la payer, cette potion miracle de sorcière ou de druide... Quelqu'un a lu le dernier album d'Astérix Le Gaulois, au fait ? En plus, on est tous absolument archi nuls en maths-physique-chimie chez nous. Et en cuisine, on est moyen, sauf en raclette achetée en supermarché. Mais personne n'a de boulangerie-pâtisserie ou de restaurant dans la famille Garcia. Personne. Finalement, contrairement aux apparences, nous ne sommes pas de si gros mangeurs que ça en dehors des rares barbecues et méchouis d'antan. Et personne n'a réussi Médecine, non plus d'ailleurs. Pour quoi faire si on n'est pas vraiment tous malades et énormes ? A quoi bon ? Il vaut mieux profiter de la vie, faire du sport, dépenser notre énergie et notre argent dans des trucs sympas. On a eu le temps de comprendre que la santé qui passe par une bonne alimentation et du sport, ça compte plus que tout.

Sexion d'Assaut "Noir" (2011)

Génération Grand Bleu et débuts prometteurs de mécano', cascadeur et pilote de Formule 1

Alors voilà, à 54 ans, je n'ai pas vraiment l'impression que tu aies profité exagérément des joies de l'existence, pas même des vacances à l'étranger, sous les Sunlights des Tropiques comme les chantent Gilbert Montagné, ni d'une retraite anticipée qui t'aurait peut-être permis de faire enfin autre chose, une pause bien méritée, souffler à pleins poumons dans de grands espaces verts plutôt que dans un instrument doré pour lui faire dire des choses sur des siècles passés que nous n'avons pas connus, si loin que seuls les gens de la noblesse savaient encore prendre le temps d'écouter les artistes, à Versailles ou ailleurs. A Venise, pourquoi pas, entre autres ? Tiens, ça me fait penser que ça fait longtemps que je n'ai pas soufflé dans mon tuba de plongeuse, passionnée de snorkeling, et que ce tuba là n'est pas doré. Voilà qui explique peut-être pourquoi les dauphins souffleurs, Flipper et compagnie, refusent toujours de venir à ma rencontre même de près les fois où je me trouve dans des jardins coralliens ou de sublimes lagons bleus.

C'est qu'aller voir les baleines à bosse à Tahiti, ce n'est pas non plus la porte à côté et que les rorquals, orques, cachalots, dauphins bleus et blancs, dauphins de Risso, globicéphales, peaux bleus, requins pélerins et autres requins blancs de Méditerranée ne s'approchent pas de nos côtes si facilement, nous obligeant à prendre l'avion pour voir trois ou quatre poissons encore bien vivants dans l'Océan Indien, le Pacifique ou en Mer des Caraïbes. Ma vraie passion à moi, c'est d'aller nager sous la surveillance lointaine d'un amoureux un peu effrayé sans doute de me voir revenir lui parler comme à un Titan ou à un Napoléon, après avoir passé des heures et des heures dans les herbiers sous-marins, en compagnie des tortues, des raies et des poissons qui habitent les récifs tropicaux des environs... Bref. Avec la retraite anticipée à 40 ans et méritée je suppose, maintenant que tu n'es plus là, nous laissant à nous aussi le souffle coupé, nous qui n'avons pas su t'éviter le pire, peut-être aurais-tu eu un peu de temps libre pour t'intéresser à autre chose qu'aux sons, aux notes (Do ré mi fa sol la si do), à la musique, classique, moderne, jazz, rock, variété française ou techno'. Tu te souviens que j'aime beaucoup ce style de rythmes sonores, moi, la techno' : ça s'écoute gentiment, dans le walkman.

Et ça isole de la folie ambiante des bruits urbains, téléphones portables, pollution sonore humaine qui massacre les petits oiseaux de nos forêts, ennuient les écureuils, perturbent les « habitants des arbres », du ciel, des nuages, toute une faune et une flore travaillant dans l'ombre pour que la nature survive, elle aussi, dans son ensemble. Les meilleurs musiciens sont de toute façon les oiseaux, et peut-être les dauphins, orques et baleines ? Quoi qu'il en soit, on a beau croire que Dame Nature est plus forte que nous sur terre, dans l'air comme dans l'eau, on continue de penser qu'il faut apprendre la patience de s'émerveiller des rythmes les plus mélodieux, quasi mathématiques si la perfection existe encore sur terre, dans l'air et dans l'eau.

Gilbert Montagné "Les Sunlights des Tropiques" (1985)

 

Némo, la Dictature de la Balance, et la folie des chaussures de sport

C'est fou, hein, ce qu'on peut faire de nos jours avec un bon synthé', un petit orgue électronique, et les gens qui écoutent ce genre de morceaux à tue-tête dans leur casque, le week-end en faisant des kilomètres et des kilomètres de jogging réglementaire. Tu parles d'une « Dictature de la Balance », post Covid ! Ces gens là sont beaux et « cool » ensuite. Ils passent des nuits tranquilles quand il faut repartir u boulot, au bureau, le lundi matin... Et ils pensent déjà à leurs prochaines séances de musculation, natation, parcours Vita en forêt, c'est la belle vie, moi, je te le dis, Fréd', même si ça coûte un bras, une bonne paire de pompes, deux ou trois, juste au cas où, il se passe un truc important avant le prochain Marathon. L'objectif de rêve ? Bon sang, merde, mais quelle injustice ! Frédéric. Pourquoi même de simples paires de baskets Nike ne t'ont pas donner envie de rester sur Terre, parmi nous ? Nike, les sacs à dos, les casquettes, les baskets, la classe ! Ou Adidas, Puma, Reebok ? Des « pneus » aux pieds, quoi, rempli d'un bon air, même s'il n'est pas musical, mais de quoi te protéger pour ne pas finir les orteils congelés. Tu vas me dire qu'on s'en fout quand on est mort ? Sûrement. Mais moi, j'ai des responsabilités, tu comprends, des fidèles lecteurs qui me suivent depuis 2001, le jour où j'ai commencé à écrire mes premiers articles dans la presse plongée (Apnéa, Plongée Magazine, Océans) prouvant ainsi que je pouvais bien être capable d'écrire des bouquins entiers sur les sports aquatiques, et de manière plus générale, la faune, la flore, la nature...

Ecrire sur la mort, c'est plus dur. D'ailleurs, au début de l'An 2000, quand un plongeur mourait, c'était "la fin du monde" dans tous les bureaux de presse, dans nos propres magazines et nos ordinateurs aussi... Même si des poissons aussi meurent « connement », et pas tous, pannés, dans une poêle à frire. Par exemple, Némo le poisson-clown a failli mourir trop vite et combien de fois, déjà ? Si certains parlent de lumière blanche au moment de la mort, pour ceux qui restent, c'est le trou noir, pas très bleu... Trous « cosmiques », ajouteraient les astrophysiciens plus irrationnels pour des savants que les gens simples comme moi. Je n'ai même pas eu le temps une seule fois de t'interviewer, ni de te dire toutes les espérances qui étaient les miennes pour ta future immense carrière de « Rock'Star ». Et moi qui comptais sur toi pour me faire rencontrer Michael Jackson ou plus facile, Pascal Obispo ? Bon, je plaisante, évidemment, mon Freddy. Etre journaliste par ses propres moyens accélère aussi ce genre d'options. Mais plus sérieusement, future Rock'Star, c'est comme ça que je te voyais du haut de mes dix ans, quand tu avais encore tes petites mains solides de McGyver, parfois couverte de cambouis parce que tu essayais de réparer ta « pétrolette de campagne » refusant de démarrer.

Moi qui n'allais bientôt jurer que par le chouette VTT et la force des mollets, je me moquais un peu de toi, gentiment, mécanicien en herbe qui avait pourtant de bons copains dans le voisinage pour t'aider, au cas où il manquerait une pièce importante à ce puzzle de deux roues à moteur. Même pas un Scooter neuf, made in China... Ah, Peugeot, la marque au lion de Sochaux, c'est vrai qu'il n'y a que ça de vrai, même pour ceux qui n'aiment pas beaucoup le football. Cela me faisait tellement rigoler, tes petits problèmes de mécanique, que tu finissais par me trouver je cite « pénible », parfois. Chiante, n'ayons pas peur des mots. En plus, j'étais nulle en E.M.T. au collège, ce qui ne fait pas sérieux quand on a un père ingénieur qui travaille à Alsthom. Et toi, tu étais un garçon normal qui croyais juste que j'étais une fichue insolente qui n'aimait pas du tout la mécanique, à l'inverse de toi forcément. Faux mon « petit Freddie chéri », ou plutôt, précision, pas tout à fait exact...

5 Seconds of Summer "Youngblood" (2018)

 

CAP Coiffures de Barbie, champignons, chignon et coupe chou-fleur des années 1980

Sinon, comme toutes les filles de mon âge, à l'époque, j'aurais préféré passer des heures et des heures à jouer encore avec mes poupées Barbies, toujours bien coiffées, bien sapées, bien rangées. De quoi faire dire à « Juju, mon 'titi frère » que j'ai toujours été maniaque, avec mes obsessions de belles coiffures, beaux vêtements, chaussures propres, soignées, l'ordre, quoi... Et si j'avais détesté tant que ça la mécanique, toute littéraire que je demeure, j'aurais juste détesté regarder avec tes frères Stéphane, David et le mien donc toutes ces émissions « vroum-vroum » du dimanche matin dans lesquels des caméramans cascadeurs filment toujours sous toutes les coutures et tous les angles, les performances des plus belles bagnoles françaises, allemandes et italiennes, rarement américaines, et présentent les derniers modèles aux lignes épurées de petits bolides très sûres sur routes de montagnes. Pas que des Peugeot et des Renault... Mais non, j'ai vraiment aimé regardé Turbo et Auto Moto avec vous, mes cousins et mon frère. Quant tu sais aujourd'hui que je dois me contenter de la marche à pieds dans des baskets toujours jolies mais bon marché, c'est à peine croyable d'ailleurs !

Résultat, mon cher Fréd', c'est de mon plein gré que j'ai pu aller en Suisse, au Salon de l'Automobile à Genève, voir de mes yeux et en personne, à plusieurs reprises, ces incroyables bagnoles de course à la peinture rouge vif, noir ou gris métallisé à plusieurs millions de francs de l'époque. Aujourd'hui, si on ne parle toujours pas en dollars en Suisse, ça se chiffre en euros. Et j'aime toujours autant les très belles carrosseries, jamais responsables de « ma » dette française, à la vitesse où je marche quand elles roulent... Sérieusement, Freddie, peut-être que tu t'y connaissais trop jeune déjà en ramassage de champignons extraordinaires en forêt pour te lancer dans la compétition automobile... Très tôt, tu étais une graine de Robin des Bois ! Une confidence, que dis-je « un Scoop » que j'ai fait dire à ton père, mon oncle Roger Simonin, décédé en 2008 peu de temps après la sortie en librairies (et à la FNAC) de mon premier livre Explorations en Terre Animale, un Tonton soudain très fier de cette déclaration sur son fils. Ce scoop est d'ailleurs cité dans mon article sur les champignons publié en 2006 dans le magazine Questions Réponses. Mais ce que je ne t'ai jamais dit, Fréd', et paix à son âme, lui que tu as rejoint bien trop vite (au ciel ?), c'est que si ton père brillait dans son atelier en tant que charpentier de « maisonnettes » pour animaux en tous genres, ami des chats qu'il était, des poules, des renards, des mésanges, des hirondelles de caves et des cochons d'inde plus que des poissons d'étangs, je te jure que toi, Freddie, tu brillais déjà tant comme McGyver du dimanche, débrouillard avec trois bouts de ficelles, un tournevis et un tube de colle que je me demande encore comment tu n'es pas devenu un génie aussi des instruments à cordes ?

Caroline Lepage (Back To Science, Dimanche 11 Janvier 2026)


Frédéric Simonin, chef d'orchestre de la Lyre Portusienne, Jan Magne Forde "Kongolela" (à Port-sur-Saône, 2016)

La Marseillaise, Concert de Paris 2025 (Culture, France Télévisions, 2025)

 

Les Stentors "Le chant des Partisans" (2013)

 

Brigitte Bardot "La madrague" (ORTF, 1968)

 

Pink "Try" (2012)


Queen "Who wants to live forever ?" (Freddie Mercury, 1986)

East 17 "Let It Rain" (1995)

The Succubus Tavern "La Reina Negra del Espejo" (2025)
 

Gims "Bella" (2013)

Gambino "Malaga" (2019)
 

HIVER, NEIGE, GLACIERS, SKI ALPIN, MONTAGNES
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