Mort et idées noires du bon chien (de garde)

 

Ah, satané changement d'heure qui semble vouloir nous répéter à l'infini qu'il n'y a pas le feu au lac... Qu'il faut prendre du bon temps, le temps de vivre quand la neige pourrait bientôt tomber à gros flocons et recouvrir tous les paysages de France ? Quel blues « mortel » parfois, longtemps après cette potentielle idée d'enneigement futur, qui peut sans prévenir donner l'envie d'en finir au cerveau pas encore très frais, sur le plan mathématique, et qui reste perdu dans un décalage horaire encore trop estival, véritable grand écart temporel avec les "looongues vacances" d'été, donc ? Dépression hivernale à anticiper ? Une heure de sommeil en plus ? Tu parles ! Et une heure de lecture en moins ? Il est clair que, saturés de perte de temps ici ou là, nous continuons à prendre du retard dans nos "honnêtes devoirs" de citoyens, toujours bien sages et à l'aise avec les petits chiffres, comme les grands...

Mais quand même, admettons-le sans détour : passer, sans la moindre préparation physique, en une seule nuit, de l'heure d'été à celle d'hiver, et en plein cœur de l'automne, c'est effrayant. C'est dur ! Dur pour les muscles, dur pour les neurones, dur pour notre matière grise, dur pour le cerveau, la tête, les jambes, l'horloge biologique et normal, le moral... Quelle vie, quel "temps de chien" va bientôt nous tomber dessus, dans quelques jours, ou plus tard, d'ici quelques semaines ? Quelle météo peut-être cataclysmique, va nous surprendre, de nuit, un soir en rentrant à la maison, sur une route verglaçante dans l'épais brouillard de Décembre ? Déjà, se voir remonter les aiguilles (et pas les bretelles !) à l'envers, les montres n'aiment pas beaucoup ça... Alors pour les têtes pas encore à l'aise avec les « très sportives » ou « très astronomiques » notions de temps, il y a de quoi devenir fou peut-être ? Ou folle ? S'il est deux heures à Paris, quelle heure est-il sur Mars, tiens, juste pour savoir ?

Seulement, où cela, sur Mars, quand on sait déjà combien nous sommes nuls en histoire-géographie, en France... La preuve, pourquoi tous ces GPS équipent nos voitures (de courses !), elles qui ne sont pas toutes encore des fusées trop spatiales de marque Tesla (celle d'Elon Musk), ou des DeLorean DLC-12 aux capacités de déplacements spatio-temporels carrément bluffantes, comme dans les films Retour vers le Futur 1 (1985), ou 2 (1989) ? Des têtes qui commandent des poumons pour la respiration, entre autres, des estomacs et des intestins pour la digestion, des seins et des sexes pour la reproduction, etc. etc. Bonjour l'angoisse au niveau de la direction nerveuse ! "Fausses routes" à envisager, croissance de nos dettes, pendant l'heure de sommeil en plus ? Oh ! On a le droit de glander comme bon nous semble, d'accord. OK ! Mais on ne va quand même pas s'étrangler en journée, parce qu'à trois heures du matin, il devient comme par magie deux heures du mat', non ? Au passage, les amateurs de boîte de nuit, eux, se voient offrir une heure de gigotage en plus sur le dance-floor - c'est de la bonne gym' sur place, normalement, ce style de danse du ventre dans le noir - , et hop aussi, une heure de mixage d'un bon DJ en live en plus ! A condition que sa super "machine à musiques" (Sex machine, James Brown, 1969...) accepte, sans péter un plomb ni un câble, cette heure de boulot supplémentaire, diffusion "gratos" ou "gratis" pour le modeste public de ce style musical il est vrai un peu à part tant il peut avoir d'influence sur le rythme cardiaque des auditeurs. Anciens fans des radios NRJ, Fun Radio, Sky Rock, souvenez-vous bien de cela, avant de vous lancer, confiants en votre propre santé initiale, dans un jogging de 3 kilomètres, comme si vous aviez à nouveau 16 ans !

La mort dans l'âme, « on s'exécute »

Comme quoi, pour le monde de la nuit, cette fameuse nuit du passage à l'heure d'hiver (nuit évènementielle, pour ne pas dire astronomique !), compte un peu plus que les autres. Mais pour les autres, ceux qui ne sont pas très « Saturday Night Fever », et ses lendemains fracassés des articulations au niveau des hanches, des genoux et des poignets, la gueule de bois pour certains, c'est une autre paire de manches... Seigneur, la messe est dite ! On n'a pas le choix. Il faut obéir à cette règle mécanique horlogère, une fois encore pas très Suisse dans sa précision. Et aucun retard ne sera toléré le lundi suivant au travail, loin des églises de villages. Alors, déjà dans nos neurones, on imagine. On anticipe. On prend de l'avance pour ne pas accumuler de retard dans d'autres choses, peut-être plus importantes encore. On commence à bricoler dans sa tête, sans même penser aux piles des réveils à changer peut-être. Et sans penser que l'on risque d'oublier l'essentiel. On y va, on fonce ! Tranquillement, on prend le temps de reculer d'une heure toutes les horloges de nos maisons, de nos montres (oh, une Swatch, Suisse, magnifique !). Mises au diapason... Léger problème de taille quand même, nous ne sommes pas tous de dociles robots, faciles à déprogrammer, nous, êtres humains, de "race française". Les Montbéliardes, ces jolies vaches laitières plus que bovins à viande, doivent elles aussi râler un peu que l'on se permette de modifier si sauvagement leurs bonnes vieilles habitudes à "la ferme".

Une demi-heure d'écart, d'accord, pour la traite des vaches ou le repas servi à telle ou telle heure, mais une heure « de différence » sur l'horloge ? C'est un coup (de blues) à perdre l'appétit, et à devoir jeter toute cette bonne nourriture à la poubelle. Même les ordinateurs doivent sans doute s'accrocher très fort à leurs disques durs pour éviter les bugs (informatiques) dans ces conditions de grands écarts temporels « abracadabrantesques », eux qui ont parfois plus de responsabilités que nous dans le fonctionnement de l'ensemble de nos institutions : versement des salaires, des primes de Noël, des allocations de rentrée, trains en circulation sur les voies ferrées, feux tricolores sur les routes, caisses enregistreuses dans les magasins et supermarchés, fonctionnement des banques, de machines essentielles aux grandes entreprises industrielles, aiguillage des avions dans les aéroports, etc. Tant de systèmes gérés par informatique, sous le contrôle d'humains bienveillants qui connaissent les rouages, les forces et les faiblesses de ces systèmes, généralement quasi impossibles à pirater grâce aux mises à jour récurrentes. Tout est sous contrôle. Sécurité assurée !

Sorcières, zombies, fantômes, squelettes, diables rouges, Dames Blanches et Fantômette

Pas de quoi trembler ou s'empêcher de dormir, chère bonne société française ? Sauf cette nuit là, LA nuit du passage à l'heure d'hiver, même si le petit téléphone portable l'effectue tout seul comme un grand, lui, ce changement... Sans intervention humaine. La peur de se faire croquer par les requins et leurs impressionnantes Dents de la Mer en juillet-août est déjà loin derrière nous (ouf, enfin, dieu merci !), on commençait à être bien tranquilles. Risque-t-on maintenant, pris en étau entre abysses et ciel, de se faire « dévorer sur terre », attaquer en pleine nuit sur des tapis de feuilles mortes d'automne ou de piquantes aiguilles de pins secs par des Zombies radioactifs, des Morts-vivants sans tête (!) contaminés au mercure et des Loups-garous devenus complètement fous, à cause de la rage ? Quelle équipe de "Bras Cassés", ces monstres d'Octobre (de moins en moins rose, à cette date), ces vampires immortels peut-être ? Il est vrai que cette mise sous pression horaire, au départ pour raison économique pétrolière, demeure stressante. Et en plus, une heure de « plongée dans le noir », dans une nuit bien bien noire, ça peut vite faire long, comme le savent ceux qui ont vu cent fois à la télévision, Le Grand Bleu (1988) et Titanic (1998). On sent venir le burn-out, monter la tension, apparaître l'angoisse, étrangement venue « d'Outre-Tombe ». Rien à voir avec l'Outre-Atlantique pourtant.

Quelle fatigante punition temporelle, peu de temps en plus avant les si « joyeuses fêtes » d'Halloween et de la Toussaint, festivités durant lesquelles les Morts en leurs tombeaux (qui ne sont pas égyptiens !) renaissent presque debout à la vie, dans les souvenirs et l'esprit des vivants... Et dire que du haut de mes 48 ans, je n'ai jamais vu apparaître comme par magie un seul fantôme, gentil ou méchant, bon ou mauvais, à éliminer ou à garder dans un château "hanté" (surtout pas "en thé" !), un manoir abandonné ou une maison « possédée » (Ghostbusters, S.O.S. Fantômes) ! Je n'ai jamais eu à combattre un diabolique Poltergheist plus effrayant qu'un moustique-tigre porteur du Chikungunya (ou un anophèle, pour la version paludisme), un insecte plus gros qu'une abeille domestique au dard menaçant ou une géante araignée velue, ni même à jouer avec un gentil Casper sans doute un peu trop bavard. En matière de chasse aux fantômes, concrètement, je n'y connais rien. A vrai dire, ça m'intéresse peu, justement parce que je n'ai pas le temps ! "J'ai d'autres chats à fouetter" comme on dit. C'est comme si la mort rôdant partout en cette période déroutante de début d'hiver n'était pas vraiment un problème pour moi... Le seul fantôme que j'aie vu, en vrai ? Ce fut mon petit frère, Julien, « planqué » il y a longtemps sous un vieux drap blanc tout propre et bien repassé (même pas phosphorescent dans la nuit !) avec de grands trous pour laisser respirer les yeux de ce « cherubin », le nez et la bouche, et un gros boulet dessiné au stylo bille sur ce « linceul » découpé à sa taille. un jour de Carnaval à l'école primaire. Moi, j'étais déguisée en Fantômette « de fortune »... Mais qu'est-ce qu'on avait ri, bon sang ! On était pliés ! Morts de rire, sous les yeux de notre mère, parfaite en "costumière" de cette journée de l'horreur. On devait avoir quelque chose comme 7 et 9 ans, et elle, 35 ou 36.

Les « bonnes statistiques » de la dépression hivernale

Bref, quand on change d'heure, sans rire, on perd ses repères. Ce malaise peut durer quelques jours, grosso-modo, une semaine ou deux de perturbations hormonales (appétit, sommeil et compagnie). Et le danger, que l'on découvre progressivement au fil du temps, c'est qu'à partir d'un certain âge, on s'approche dangereusement des statistiques qui voudraient faire de nous des dépressifs modérés, pas encore officiellement reconnus par la Médecine Occidentale comme de « grands malades », de plus en plus dépressifs avec le temps et donc de plus en plus médicamentés de façons diverses et variées pour ceux qui connaissent par cœur la liste des habituels antidépresseurs et des nouveautés thérapeutiques en psychiatrie. Le stock de "médocs" doit bien être écoulé par les médecins les plus sérieux, les moins drôles aussi, pour que la recherche pharmaceutique puisse justifier de son utilité pour la société. On progresse, on progresse ! En ce qui me concerne, j'ai bien en tête la liste des meilleurs jeux anti-déprime sur consoles - japonaises -, mais je ne connais pas par coeur les noms des molécules supposer améliorer durablement l'humeur des éternels grincheux des fêtes de Noël...

Plus sérieusement, quel est le nombre de suicides enregistrés chaque année dans notre pays ? Mystère. Qui a déjà réellement tenté de mettre fin à ces jours, ne serait-ce qu'en avalant "trop de médicaments", pour échapper à ce rythme infernal et en finir, "gavé", par cette overdose de pression du temps et course aux minutes à supprimer ou à ajouter sur les réveils ? Pas moi, précisément parce que je continue de me sentir encore vaguement utile. En tant que femme, également fille d'une mère assez résistante pour avoir combattu dignement un ignoble cancer du sein, je n'ai déjà jamais cédé aux sirènes hurlantes de l'horloge biologique et aux injonctions de l'enfant naturel à impérativement mettre au monde avant l'âge de 35 ans. 35 ans « dernier carat » ! Quel qu'en soit le prix à payer pour mon si précieux utérus (ou quel qu'en soit le coût humain, ou technologique à l'hôpital en mon absence à peine remarquée au service Maternité). Fille d'une bonne mère donc, j'ai bien eu le temps de comprendre la valeur que l'on donnait à une belle femme, intelligente "Miss", bien éduquée et déjà pas mal cultivée vers l'âge de 20 ans, au point même d'avoir droit au déclin cognitif maternel bien plus tard, car on sait mieux soigner Alzheimer, de nos jours... Pas de problème, pas d'inquiétude, là aussi, on gère !? Au niveau des neurosciences, "on maîtrise" ??! 

Donc, j'ai eu l'impression d'avoir le temps... Enfin, du temps ! J'ai fait ce que je pensais juste, tentant de "viser la lune", mes rêves, mes nombreux projets (pas tous réalisés, ni réalisables, loin de là, je profiterai bien des nombreux progrès écologiques et des avancées scientifiques de notre société, plus tard !). Et j'ai eu bien le temps de réfléchir quand même, alors que la retraite est encore loin, aux options qui nous étaient proposées « en fin de carrière », avec l'obsolescence programmée qui pèsent sur nos épaules de pauvres humains... Résultats, après mûre réflexion, il me semble honnête par exemple d'être contre l'euthanasie, le suicide assisté que je trouve contre-nature. Même pour mon chien, décédé (qui bosse ici "gratuitement" pour mes besoins personnels de remplissage de contenus utiles à ce nouveau blog de sciences récemment intégré à Internet). Pourvu qu'elle ne vienne pas me réclamer un paquet de croquettes dans sa gamelle cette nuit, je n'ai rien à donner à manger à un "chien fantôme", même si c'est toujours le mien. Enfin, la mienne, ma petite Canelle qui détestait par dessus tout, les trop perturbants changements d'heure, et les horribles orties "pipi caca", dans le froid, à la nuit tombée...

La mort dans le monde animal

J'ai cru que mon chien bien aimé vivrait facilement au moins 25 ans avec moi ! Je me suis trompée. Complètement plantée, en biologiste sûre de moi que j'étais ! L'euthanasie donc, est mieux connue sur le plan médical des chiens et des chats (comme les vaccins d'ailleurs, qui peut les effrayer chez les vétérinaires !), que des humains. En gros, il s'agit d'une mort, avec consentement moral d'autres qui ne vous connaitraient pas ou mal, mort pas vraiment naturelle, et pour l'éternité ? Moi, ça me fait peur. Et pourtant, j'en ai zigouillé, des tas d'affreuses bestioles ou de plus mignonnes et même de plantes (!) pendant mes études, en TP de biologie animale ou de physiologie végétale, à l'Université. Sélection, sélection ! J'ai aussi eu le temps d'apprendre deux trois trucs intéressants, par exemple, en chronobiologie, ou même sur l'hibernation d'une partie de la faune sauvage en altitude surtout, hibernation qui n'est ni une "petite mort", ni "une grande" en réalité, même sous une très épaisse couche de neige parfois ! Du coup, "l'euthanasie hospitalière" (qui n'a rien à voir avec un meurtre légal en quelque sorte), la mort artificielle presque, puisque si biologiquement éloignées des sentiers battus de la vie et de son évolution sur Terre, c'est à mes yeux à peine un sujet de discussion à écouter vaguement "d'une oreille", un soir d'Halloween, quand L'Exorciste ne passe pas à la télévision le 31 octobre. Un mois long en plus, hein, ce mois d'octobre (Rose) quand Noël et sa pluie de cadeaux sont encore loin... Si ça se trouve, le Père Noël n'a même pas encore remis sa montre à l'heure, lui qui réside au frais dans le Grand Nord ? C'est "sa dame" qui doit râler, le 24 décembre, pas de Noël en famille, cette année encore ! La promenade des rennes dans la neige, la nuit sous les étoile, d'abord !

Mais en octobre, non ! La magie scintillante de l'hiver et de ses sapins pointus n'est pas encore là. On brûle encore des rayons du soleil de l'été, intérieurement. Les feuilles tombent des arbres aussi. Et il commence à faire ce froid bizarre dehors, pour ne pas dire moche et prêt à vous « dézinguer » les bronches ! Quelle grippe aurons-nous cette année ? Ou quels nouveaux variants du virus Covid-19 ? Les effrayants déguisements d'Halloween et les bonbons plus toxiques sans doute pour les chiens que pour les enfants pourraient même aggraver les pathologies de plus en plus incurables, pour les médicaments, jadis dix fois ou cent fois plus rapides et efficaces que les remèdes des lentes grands-mères des zones rurales, toutes ménopausées... Changement d'heure, sautes d'humeur, blues hivernal, souvent, ces chamboulements biochimiques affectent les esprits et les corps, les caractères aussi « à hauteur de jambes », surgissant peu après la retraite pour les hommes, plus tard pour ces femmes au foyer qui ont consacré leur vie entière à protéger leur famille, élever leurs enfants (et ceux de autres !), prendre soin d'elles, des animaux de passage, comme de la maison. Le vieux modèle encore assez « catholique » en France, vaguement idolâtré en latin par le curé, sous le regard de Dieu et de ses fidèles : le père, la mère, les petits enfants qui finissent toujours par grandir... Et le chien dans tout ça ? Jésus l'aurait-il oublié, perché sur cette croix de douleur en bois, sur laquelle même les oiseaux les plus courageux n'auraient pas osé se poser, en plein désert ?

« Bordel », le chien ! Ses croquettes, son pâté, son eau !

"Sa flotte", oui. Il faut le sortir trois fois par jour, ce chien, été comme hiver. La corvée... Pas sûr du tout que la retraite soit la meilleure période pour s'occuper d'un tel animal, qui préfère mille fois les croquettes solides aux omelettes aux champignons à la poêle, d'ailleurs. Dans nos sociétés modernes, malgré les crises (économiques, climatiques, épidémiques, botaniques, zoologiques, écosystémiques, etc.) et les progrès technologiques et informatiques ayant permis l'essor du télétravail, il arrive encore que le Français lambda considère « le chômage », mise au repos à domicile forcé, les vacances, la retraite ou les pauses internationales qui découlent logiquement de l'ensemble de ces crises et évènements majeurs d'ampleur planétaires parfois (pandémie de Covid-19) comme l'expression de sa propre inutilité sur Terre. Oui, incroyable, le Français moyen se paye parfois le luxe de se sentir inutile, au travail, et parfois plus encore chez lui, sauf le dimanche durant les repas de familles qui s'éternisent ! Inutiles ? « C'est bête, ça ! » doit penser le pauvre chien de la famille, justement pas toujours un berger allemand adopté au départ pour être le gardien des lieux en cas d'absence des propriétaires de la maison, niche de taille XXL avec un joli toit de tuiles dessus... Allez hop, au boulot, Maître, Maîtresse ! C'est le monde moderne, des 30 Millions d'Amis, pas celui des Gremlins !

Le chien se sent toujours utile, autant que le loup dans la nature. C'est logique. C'est rationnel, mathématique, naturel. Seulement, tout n'est pas rose non plus pour nos amis et compagnons à quatre pattes. Il y a aussi de graves problèmes à solutionner de toute urgence en ce bas monde de chiens (et d'abeilles, en voie de disparition). Et des solutions si possibles à trouver, vite, ou à inventer sans réfléchir trop longtemps. A condition de chercher de temps en temps ! Ah, la cohabitation inter-espèces, jamais jamais simple... En son temps, Cendrillon, à genoux en train de nettoyer le parquet en chantant « Doux Rossignol », n'a pas eu l'air non plus très d'accord avec le gros chat aux pattes sales de la noble maison de sa belle-mère, avant de se transformer en Princesse à citrouille magique. Pauvre Cendrillon, obligée de rentrer chez elle, avant minuit, alors que le bal du Prince rempli de beaux bourgeois et de belles demoiselles se poursuivait, sagement, sans elle...

Bon voilà, ces changements d'heure, ça peut créer de futures tensions entre hommes et femmes, dans les couples. Alors, entre humains et chiens, « whoua » ! Ou plutôt « whouaf, whouaf », quand le chien a encore la force de protester devant sa gamelle vide à dix-huit heures ? Car oui, pour le chien, l'heure, c'est l'heure ! Du pipi, du caca, des croquettes, du pâté, de l'eau propre et fraîche... Il est réglé comme du papier à musique, sans doute en raison de son petit intestin aux réflexes ancestraux, inscrits dans son ADN grâce aux efforts des loups présents jusque dans nos plus beaux sommets. Donc voilà, le chien vous déteste de toutes ces forces, les jours de changements d'heure, même si vous lui expliquer en bon français, en partie incompréhensible pour lui, qu'en réalité, tout ce bazar spatio-temporel dans sa gamelle (et du coup puisqu'il crève de faim, dans son ventre), ce n'est pas du tout votre faute, en réalité. Il devra manger quand il fait déjà nuit dehors, et qu'il est normalement l'heure de s'endormir paisiblement dans "son panier", "sa coucouche", sa niche, selon le terme que vous adoptez pour lui parler de sa petite maison préférée (sa chambre, son espace d'intimité, son territoire... à respecter !).

« Excuse-moi, mon cher petit chien adoré »

Il serait en effet prudent de vous « excuser » avec vos mots, au nom de l'actuel Président, car il n'y est pour rien non plus, au fond, lui qui n'était même pas né au moment du choc pétrolier de 1973 quand ces décisions avaient été prises pour raisons d'états politiques et économiques de notre pays. En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées... Premier changement d'heure donc dans la nuit du 27 au 28 Mars 1976, pour être plus en phase avec la lumière du soleil et son éclairage naturel dans cette région du globe pas encore considéré comme aussi « enflammée » qu'aujourd'hui sur notre planète bleue, dans son ensemble, en dangereuse voie de déforestation. Et quand on sait combien les chiens aiment les arbres et les promenades en forêts, on aurait bien raison de s'excuser encore un peu avant l'heure des repas, avant nous aussi d'avaler bien vite notre exquise petite soupe de potiron, chaude et divinement réconfortante. Mais le chien continue d'avoir peur d'un changement de rythme qui lui est totalement étranger. Il ne comprend pas. Il est bête « comme ses pattes »... Tenter de lui expliquer des décisions prises au temps où l'homme continuait de se sentir minuscule face à Dame Nature et à ses maigres réserves d'or noir, c'est peine perdue. Encore un combat perdu d'avance (parmi tant d'autres). D'ailleurs, ces mesures d'urgence économique ont-elles entraîné la disparition des automobiles écraseuses de chiens, de hérissons, d'écureuils et de grenouilles sur les routes de France ? Non.

Allez hop, tout le monde à pied, et que ça saute ! "En marche" ? On aurait au moins eu l'air encore plus écologistes que les « Verts » des autres pays, voisins en Europe ou beaucoup plus lointains. Et par dessus le marché, nous serions passés pour de vrais extrémistes de l'économie nationale, mais de vrais protecteurs de la nature sur cette Terre, déjà souffrante de sa surpopulation en 1976. On l'a déjà compris en cours de maths au collège, juste avant le cours d'histoire-géo'... D'où un réel sentiment d'inutilité parfois, de nullité envahissante, un peu comme si on avait rajouté tout un tas de passagers clandestins en plus à bord du Titanic, en train de couler depuis une heure, histoire d'accélérer encore un peu la tragédie de ce drame maritime qui vous glace le sang à chaque fois qu'on vous en parle. Titanic, Titanic, Titanic...

Retour de l'instinct prédateur du vieux chasseur

Et donc même face à son propre chien, l'être humain (même la maman fort maternante qui joue pour lui le double rôle de Papa-Maman) peut se sentir dérouté dans sa "masculinité", sa paternité aussi, qui n'a rien avoir avec celle du loup de meute solidaire, dans le fonctionnement de notre société. L'homme, telle une proie potentielle oubliée depuis longtemps dans sa chair de créature civilisée, peut lui aussi avoir envie de prendre la fuite, devant la gamelle vide de son chien à une heure où elle devrait être théoriquement remplie ! Logique ! Alors même que l'animal aimant – « mon petit chien adoré, je comprends ta colère, mon Bébé chéri » n'est pas là pour le « chasser » lui, son maître, ou sa maîtresse, tel un simple agneau égaré, une brebis en fuite ou un mouton fragile, blessé, avant éventuellement de le dévorer tout cru, encore un peu chaud et saignant. En revanche, le chien est là pour se dresser entre son maître et les intrus qui voudraient nuire à leur relation théoriquement de plus en plus fusionnelle, et solide, jour après jour, année après année. L'homme n'est ni un mouton, ni un veau sur quatre pattes titubantes. Il marche sur « deux pattes » solides, lui, bipède qu'il est, cet homme qui revient toujours au bercail...

Et la prise de conscience de cette « nullité animale » ressentie inconsciemment par les propriétaires d'animaux peut être mal vécue et s'intensifier aux moments douloureux des changements d'heures. Les journalistes, ceux que l'on dit être des habitués des rubriques de "chiens écrasés" en presse écrite le savent bien. J'ai un peu commencé de cette manière, mais plutôt à la rubrique des poissons mal tués, parfois mal cuisinés aussi dans les magazines de plongée, d'apnée et de chasse sous-marine. Les fidèles lecteurs de ce genre de presse bien bleue qui ont lu la rubrique "Les fines flèches" dans les pages de ces magazines ne savent pas combien de fois il m'a été pénible de lire leurs aventures (ou mésaventures) et de devoir hélas raccourcir de beaucoup leurs passionnants récits sous-marins. J'étais en ce temps là secrétaire de rédaction dans un secteur médiatique très océanique dans lequel il ne fallait avoir peur de rien ou presque, et surtout pas de se mouiller pour de bonnes causes "animales". Ce qui explique que je commence à en connaître un rayon sur l'instinct de chasseur (sous-marin surtout). Parfois, il faut tirer sur la bête pour remonter vivant en surface, alors que les requins rôdent toujours en surface ! Mais quand on manque d'air, bon...

Le maître peut donc avoir envie de renoncer trop vite à son rôle de maître, incapable d'entrevoir sa place possiblement très imposante dans cet écosystème de moins en moins naturel... Tel père, tel fils, tel maître, tel chien ? C'est fort possible, d'après ma propre expérience. Et je connais un peu aussi le monde des requins, pas tous des tigres ou des grands blancs en Méditerranée ! Certains ont le vague sentiment que le temps de « l'esclavage » est terminé depuis longtemps. Alors, ils jetteraient bien l'éponge, avec la bête (et sa laisse), au lieu de lui donner des ordres ! Ces abandons se produisent généralement en été, mais après un hiver fort de sorties pipi-caca trop épuisants sans doute. Et avant même d'avoir donné au chien une chance de trouver sa vraie place d'animal de compagnie, chien capable lui aussi d'avoir « le blues ». Psychologiquement, un état incompréhensible pour les pauvres imbéciles que nous sommes, doit penser ce pauvre chien. Pire, les novices ignorent bien souvent cette exigence de jeux et de bonne humeur quotidienne qu'il faut savoir garder en permanence à l'esprit, de façon positive 7 jours sur 7, devant la mignonnerie du chiot, lors de son achat en animalerie ! Chiot si possible, « Bio », c'est à dire avec un vrai père, une vraie mère, et pas un "croisement d'enfoirés" décidés à la hâte par des humains n'y connaissant rien aux règles strictes de génétique, biologie de la reproduction et pureté de la race. Des erreurs fatales qui pourraient faire de lui plus tard un affreux bâtard mal aimé, sans réelles défenses immunitaires, coincé dans une impasse de stérilité ?

« 19 heures, c'est pas 18 heures, Bébé... »

Trop tard pour le Saint-Bernard ! La neige finira bien par revenir. Le mauvais chien mal aimé, vieux et abandonné dehors, ne sera alors plus d'aucune utilité, contrairement au petit chat agile qui ramènera bien quelques minuscules « volailles » et souris à ses maîtres fragiles de l'estomac. Des animaux morts, encore... Satané changement d'heure, perturbateur de repas bien équilibrés ! C'est pourtant extra, pour la ligne, une bonne soupe de légumes... Pourquoi vouloir manger de la viande tous les jours, quand on n'en a pas les moyens ? Ou du poisson ? On ne va pas non plus manger le petit dernier joufflu de la famille pour faire comme dans les plus effrayants contes et légendes (d'Halloween, horreur de bretelles décousues, de petits Ansel et Gretel ?) qu'on (se) raconte au coin du feu de cheminée, de vieilles histoires de bûcherons quand il n'y a plus assez d'électricité pour tout le monde et que même la télé est coupée (avec ses têtes de présentateurs, toujours beaux à l'écran, comme en grand au cinéma) ?

Franchement, ça fait des décennies que ça dure, ce changement d'heure en hiver... Et ça peut devenir le pompon du supportable sur le plan mental pour une personne un peu sensible, et capable de pleurer durant des heures à cause d'un dessin animé de Noël, œuvre des studios Walt Disney dont la fin n'est pas des plus réussies. Que faire d'un chien « Frankenstein » quand on est seul à le gérer ? Seul maître à le sortir et que lui non plus n'en peut plus de ces changements de régimes fort impactants sur son métabolisme à la nuit tombée, en hiver ? Un maître d'ailleurs ? Ou deux s'agissant d'un couple, quand ça devient plus dur encore... Ou trois ou quatre, quand arrivent les enfants ? Une famille nombreuse, à gérer pour un seul chien ? Misère, quelle vie de chien... Aïe, aïe, aïe !

Blues hivernal, crise aiguë de panique soudaine, épuisement, voire envie de suicide comme lors d'un lendemain de fête encore une fois trop arrosée alors qu'il faut être sobre au travail, pour avoir un haut salaire à la fin du mois. Et le pâté, les croquettes ? On fait quoi ? Vite, une solution, il y a urgence ! Tout le monde a faim, même le chien, qui peut brutalement avoir envie d'envie d'en finir avec la vie ? Ou de "bouffer son maître", non ? Mais si ! Oui. On entend de drôles d'histoires parfois, complètement folles même, quand on prend le temps de discuter un peu de l'essentiel avec les gens au sujet de leur chien, « pendu » à sa laisse ou à deux doigts de tomber du balcon (tel un Père Noël semblant jouer « au voleur » en pleine escalade dans le décor hivernal assez casse-gueule, puisqu'il n'y a plus de cheminée sur le toit en pente, pauvre Père Noël).

Vive le vent d'automne, vive le vent d'hiver !

Mort dans l'âme qui lance comme un appel irrésistible, promettant le retour au calme peut-être pour toujours, l'Au-Delà (du cercueil si peu coûteux, en bois de pin... d'épices) ? Qui appelle-t-elle, cette triste mort, l'humain, le chien ? Les choses peuvent-elles se confondre ? On n'en parle jamais tout haut car, on n'y pense tout simplement pas. Et c'est bizarre car on a eu le temps d'en voir de drôles de décès chez les propriétaires de chiens. De chats aussi peut-être ? Souvent, nombreux sont les gens qui prétendent préférer le genre animal, justement, au genre humain. Et personne ne soupçonne un taux de suicides élevés chez les animaux de compagnie, puisque très peu de gens rêvent d'étudier les animaux ou de devenir vétérinaires. Comme si tout le monde s'en contre-fichait de la santé des créatures de la nature ? Qui alors pour se pencher sur cette relation drôlement bizarre, une fois encore, qui fait parfois passer le chien avant « l'enfant » dans le cœur du retraité dingue de son toutou, ou de la vieille dame qui veut bien ne parler qu'à son chat ? Un riche retraité qui a eu assez d'enfants pour avoir l'impression d'avoir honnêtement fait son boulot de repeuplement de la France avec ses bons gènes et sa bonne éducation, son statut social, une brave vieille dame, un peu dans le même état d'esprit, et qui ne croient plus en l'amour depuis longtemps, l'un comme l'autre. Adieu romantique mariage d'amour chez les humains à l'âge d'une douce retraite bien méritée...

Et donc, à la retraite, de ce qu'ils en disent souvent, « ces vieux », sans perdre le sens des repères et des priorités car après les enfants, les retraités ont des petits-enfants, mais toujours le même chien à l'espérance de vie ne dépassant pas la dizaine d'années ou la quinzaine, la vie est dure ! Ils se disent même pauvres, pour des habitants d'un pays riche qui ont cotisé toute leur vie dans l'espoir d'offrir un monde meilleur à leurs enfants, à leur descendance ! Juste le temps de connaître ces fameux petits-enfants, pour les chiens, les chats, aussi, et de s'esquinter les pattes sur des jouets "collants" sans grand intérêt pour un "stupide" animal sans éducation. Attention, c'est là que peuvent surgir de drôles d'idées noires, vers l'âge de six ou sept ans pour les chats et les chiens, donc. Dépressifs comme leurs maîtres sous médicaments à haute dose, à la retraite ? Pas tous, heureusement ! Mais pour les bêtes de compagnie, à la campagne comme en ville, le mot « suicide » ne peut pas signifier grand chose dans le misérable vocabulaire de "l'animal chien", qui doit plus facilement discuter de sa faim avec une mouche, un papillon, une abeille ou un oiseau qu'avec « son humain ». Alors, qui est vraiment dépressif, après toutes ces années de travail ? Qui est vieux, et fatigué, sur la fin ? Dans son panier, dans son fauteuil ? Sa niche, sa maison ? Si bien gardée, été comme hiver, toutes ces années...

Caroline Lepage (Back To Science, 29.10.25)




Belle et Sébastien (1982)

 

Téléchat (1983)
 

Lassie (1954)
 

Retour vers le Futur 2 (1989)
 

Ray Parker Jr "Ghostbusters" (S.O.S. Fantômes, 1984)  

L'Exorciste, extrait "Tu parles latin ?" (1973)
 

SANTE, PSYCHO, MEDECINE, RECHERCHE, BIOLOGIE
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