L’écotourisme a encore des progrès à faire


Vacances, j'oublie tout, et ne fais rien du tout ? Allons, allons, est-ce bien raisonnable ? Votre conscience risque de vous torturer tout l'été (jusqu'à ce que mort s'en suive ?) si vous n'êtes pas plus "verts" dans votre façon de profiter de la vie "à fond" : au travail comme lors des 15 jours de congés annuels les plus attendus, en été. Même courant juillet-août sur notre beau territoire... Ah bon, il fait trop chaud dans l'air à cette période pour profiter au maximum de la douceur de vivre en famille ? Et dans l'eau, c'est comment ?





Les Bronzés (1978) ! 😅😎💦

 

Pauvres enfants, c'est toujours leur faute si nous, Français, sommes en retard dans les concepts les plus modernes des pays riches et développés, et que l'on manque à tous nos devoirs de citoyens adultes responsables pourtant bien informés depuis longtemps sur les problèmes et les solutions... Comme si l'on n'avait rien appris du passé ni même du film culte Les Bronzés (1978). Ambiance Club Méd' ! 15 jours de vacances au paradis, ce n'est quand même pas l'enfer sur Terre ni même "la mer à boire" pour un chef de famille qui a bossé comme un fou toute l'année pour offrir d'inoubliables vacances à son épouse et ses gentils enfants, non ? Si ? 

Seulement, par temps de canicule potentiellement dangereuse et mortelle pour tous les organismes comme aujourd'hui, mercredi 2 juillet 2025, même pour les chiens qui ont parfois plus soif que faim quand la sécheresse au sol enflamme déjà leurs pauvres pattes (de futurs animaux domestiques abandonnés sur des aires d'autoroutes ?), on comprend que la planète réclame d'urgence du changement dans notre vision de Terriens, sans doute dépassée depuis longtemps au sujet du terme "congés"... La fameuse histoire de la cigale et de la fourmi, ou encore celle du lièvre et de la tortue, bref, la morale déjà très instructives pour les jeunes des fables de Jean de La Fontaine (1621-1695). Vous vous souvenez ?

 

Voyager « écolo » n’est plus seulement une mode. C’est une réelle attente de la part des consommateurs préoccupés comme beaucoup par l’avenir de la planète... Hélas, Tout n’est pas rose dans le tourisme vert. Il y a encore des efforts à faire. Voilà en tous cas ce qu’il ressort d’une conférence internationale à ce sujet. 

Organisée par la Société Internationale de l’Écotourisme (TIES), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et un groupe norvégien spécialisé dans l’écotourisme, elle s’est tenue à Oslo en Norvège du 14 au 16 mai. Accueillant près de 500 experts, l’évènement a permis de dresser un bilan contrasté sur un secteur encore jeune et prometteur de l’industrie la plus développée au monde, le tourisme. 

Né il y a une trentaine d’années, le terme lui-même d’écotourisme est récent. La définition qu’en donne la TIES date de 1991 : « l’écotourisme est une visite responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés ». Autrefois marginal, voire ringardisé, l’écotourisme est aujourd’hui en plein essor. Rien d’étonnant à cela, son succès coïncide avec la prise de conscience du public concernant de grands enjeux du 21e siècle tels que le changement climatique et le déclin de la biodiversité ! 

Objectifs visés ? Développer la fibre écologique du touriste, minimiser l’impact de son voyage sur l’environnement, et faire en sorte que les bénéfices tirés de ce dernier profitent aussi bien à l’amélioration de la qualité de vie des locaux qu’à la préservation de la nature. Mais argent et écologie peuvent-ils vraiment faire bon ménage ? Oui. La preuve, le principe fait merveille en Australie et au Costa Rica cités en exemples lors de la conférence. Les raisons en sont simples : dans ces deux pays modèles, l’écotourisme est très encadré, basé sur des programmes certifiés et contrôlés par des autorités compétentes. 

En somme, exactement ce qu’il manque trop souvent ailleurs a-t-on souligné à Oslo… Autre problème majeur évoqué, l’avion. Ce mode de transport aérien est tout sauf écologique puisqu’il est, avec l’automobile, celui qui génère le plus d’émissions de CO2. Contribuer au réchauffement de la planète en allant participer à un programme de conservation des tortues marines, quel paradoxe ! Certains proposent de développer davantage l’écotourisme local. Excellente idée, qui risquerait hélas de mettre hors jeu tous ces pays en voie de développement dont les principaux revenus sont issus du tourisme. Décidément, il n’est pas simple de concilier vacances, respect de l’environnement et des populations…

Caroline Lepage (Agence Science-Presse, 2007)






Voyager de manière responsable : l'éco-tourisme au Costa-Rica




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