Le son peut-il nuire à nos oreilles ?
Le son voyage par ondes dans les airs, un peu comme des vagues dans l’eau. Mais contrairement à celles-ci que l’on peut voir venir et éviter si nécessaire, il est bien moins facile d’anticiper le danger lié aux ondes sonores. La seule manière d’évaluer la puissance d’ondes sonores est d’utiliser un microphone pour les convertir en courants électriques, puis de mesurer le voltage qu’il produit. L’échelle utilisée mesure l’intensité sonore (le niveau de pression du son) en décibels (dB). A titre d’information, sur l’échelle des décibels, 40 dB sont 10 fois plus bruyants que 20 dB, et 60 dB, 100 fois plus bruyants que 20…
0 dB, estimé être le seuil de perception de l’oreille, représente le son le plus faible que nous puissions entendre (le bruit d’un immeuble désert par nuit silencieuse à la campagne par exemple). Vous, écoutez probablement de la musique à 40 dB pour vous tenir compagnie. Les bruits de la circulation aux heures de pointe en ville peuvent eux atteindre 80 dB. Enfin, le seuil de la douleur se situe à 120 dB (l’équivalent du véritable boucan que fait un avion au décollage à l’extrémité d’une piste d’aviation).
Alors, souvenez-vous bien : les problèmes de santé auditive peuvent surgir dés 80 dB (le vacarme des embouteillages). Voilà qui invite à la prudence lorsque l’on sait que les concerts de rock peuvent en atteindre 115, le bruit d’une ambulance qui passe, 125, et celui d’un coup de feu tiré près de vous, 165.
Paul Heiney, traduction
anglais-français par Caroline Lepage (extrait du livre Les chats ont-ils un
nombril ? Et 244 autres questions-réponses amusantes, éditions EDP
Sciences 2008 et en livre de poche Marabout 2009)
Antiloop "In my mind" (1997)

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