Comment les cactus survivent-ils dans le désert ?
Grâce à une panoplie d’adaptations visant en priorité à stocker l’eau et limiter l’évaporation. Précipitations rares, sol pauvre, rayons du soleil brûlants, températures basses la nuit, à l’inverse très élevées en journée : vivre dans un désert est loin d’être une sinécure.
D’où la nécessité d’économiser l’eau. Et ça marche : 90% du poids de l’échinocactus d’Amérique est uniquement constituée d’eau ! Premier constat douloureux, les cactus piquent, d’abord pour ne pas finir dans l’estomac d’herbivores affamés et assoiffés.
D’autre part, leurs épines récoltent soigneusement l’humidité au petit matin. Leur tige est bien plus épaisse que d’ordinaire, souvent recouverte de cire et côtes saillantes verticales qui se déploient comme un accordéon en fonction des conditions climatiques et qui fournissent un peu d’ombre.
La photosynthèse se déroule dans la tige, sauf qu’au lieu de capter le CO2 le jour par l’ouverture des stomates (pores microscopiques habituellement sur les feuilles), le cactus le fait à la nuit tombée. Les stomates clos en journée réduisent les risques de pertes d’eau par évaporation sans que cela ne nuise à la photosynthèse. Enfin, les cactus étendent un important réseau de racines à faible profondeur. Bref, pas une goutte ne leur échappe.Caroline
Lepage (Extrait du dossier les Mystères de la Science, publié dans le magazine
Questions Réponses en août 2005)
Jacques Dutronc "Les cactus" (1967)
NATURE, ZOOLOGIE, BOTANIQUE, ECOSYSTEMES, BIOLOGIE
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