La musique adoucit les moeurs, et le sommeil

Une tisane Nuit Tranquille (tilleul, camomille, fleur d'oranger) ou à l'hibiscus avec un peu de miel Bio', et au lit ? Difficultés à s’endormir ? Réveils nocturnes fréquents ? Mince... Passé l’âge de 50 ans, la qualité du sommeil, élément vital à notre bien-être, est souvent perturbé. C’est ennuyeux, mais tout à fait normal. Pour retrouver les nuits réparatrices de la tendre enfance, des scientifiques ont enfin découvert un remède miracle : la musique, tout simplement !

Marion Good est professeur à l’Ecole d’infirmières Frances Payne Bolton de l’Université Case Western Reserve à Cleveland dans l’Ohio. C’est une ‘pointure’ reconnue dans le domaine de la recherche sur l’utilisation des méthodes douces pour atténuer les douleurs post-opératoires

L’une de ses études a notamment réussi à démontrer que combiner relaxation, écoute de musique apaisante et faibles doses médicamenteuses se montrait bien plus efficace que l’administration des calmants habituels pour soulager les douleurs après une intervention chirurgicale abdominale.

Pascal Obispo "Chante la rue, chante" (2018)

 

Cette fois-ci, sa collaboration avec un chercheur de l’Université Tzu-Chi de Taïwan, Hui-Ling Lai, l’a conduite aux portes du sommeilLes deux scientifiques reconnaissent que de nombreuses recherches portent sur ce thème, mais bien peu sont concentrées sur les effets de la musique dans l’amélioration de la qualité du sommeil, et moins encore chez les adultes d’un certain âge. On sait pourtant qu’ils sont les premiers concernés. Ainsi, l’étude de Marion Good et Hui-Ling Lai, publiée en février dernier dans The Journal of Advanced Nursing portaient sur 60 personnes d’origine taïwanaise, âgées de 60 à 83 ans, dont le sommeil a été étudié à la loupe durant 3 semaines. 

N’ont été sélectionnés que des volontaires souffrant de troubles du sommeil, qui ne prenaient aucun médicament ou n’utilisaient aucune technique de relaxation pour s’endormir, et qui, enfin, ne consommaient pas de fortes quantités de caféine. Deux groupes de 30 sujets ont alors été constitués : le premier a écouté de la musique douce chaque soir au moment du coucher pendant 45 minutes, le second étant un simple groupe témoin. Pourquoi trois quart d’heure d’écoute ? En règle générale, 30 minutes sont nécessaires pour s’endormir, le but de l’opération étant que la personne s’en aille dans les bras de Morphée avant que le morceau musical ne s’achève. 

En ce qui concerne les mélodies, les sujets avaient le choix entre six morceaux, l’un étant de la musique folklorique chinoise et les cinq autres des bandes de musique lente qui s’étaient montrés efficaces dans l’une des précédentes études de Marion Good sur les douleurs post-opératoires. Globalement, l’expérience a démontré que le sommeil du premier groupe s’améliorait de 35% grâce à la musique. Les volontaires mettaient moins de temps à s’endormir, dormaient mieux, faisaient des nuits plus longues et se sentaient bien moins fatigués en journée ! Bref, une méthode « facile à utiliser, une musique douce et lente (60 à 80 battements par minute) qui n’entraîne aucun effet secondaire » indique Marion Good, en somme plus naturelle que n’importe quel somnifère

Caroline Lepage (article rédigé pour l'Agence Science Presse en 2006)


China-X (2016) 

 



MUSIQUE, TECHNO, SON, NUMERIQUE, I.A., TRANSPORT, ESPACE
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