Neurosciences : on utiliserait seulement 10% des capacités de notre cerveau

Incroyable, n'est-ce pas ? Alors, personne n'aurait "la grosse tête" comme on disait autrefois en classe ? Est-ce bien vrai ? Et comment est-ce possible ? Pour commencer, réalisez à quel point cet organe caché sous notre crâne est remarquable. Si vous avez déjà lu un livre de 200 pages de la première page jusqu'à la dernière, vous avez déjà fait travailler votre cerveau, et plutôt bien ! Vous avez emmagasiné une grande quantité d’informations...

Vous avez réfléchi à des questions, à des réponses, et tout cela grâce à un élément de moins de 1400 grammes (oui, le cerveau humain pèse environ 1,4 kg) logé à l’intérieur de votre crâne ! Quelle tête !

Incroyable que ce poids-plume soit bondé et affamé à ce point… Bondé car un cerveau humain compte 100 milliards de cellules - les neurones -, un nombre 20 fois supérieur à la population humaine sur Terre. Les neurones sont à la fois ‘réalisateurs’ et récepteurs d’informations, lesquelles sont transmises sous forme de très faibles courants électriques allant d’un neurone à l’autre. Ces courants électriques sont à la base du fonctionnement de l’ensemble du système nerveux. Par exemple, lorsque vous vous piquez le doigt, un flux d’informations traverse vos neurones depuis l’extrémité de votre doigt jusqu’à votre cerveau qui renvoie un message pour vous signaler la blessure (par la douleur)

De tous les organes du corps, le cerveau est celui qui consomme le plus d’énergie. Les neurones étant des sortes de mini-batteries, lorsqu’ils transmettent leur charge électrique, celle-ci doit être remplacée. Or il faut bien tirer l’énergie de quelque part. Il a ainsi été calculé que 20 à 30% de l’énergie totale de l’organisme étaient uniquement destinés au cerveau. Autrement dit, plus d’un cinquième de ce que vous mangez permet à votre cerveau de fonctionner !

Aussi, l’idée qu’on n’utilise qu’une petite partie du cerveau est un mythe. A y regarder de plus près, le corps humain est une pièce finement évoluée d’un mécanisme qui s’est lui-même réduit à l’état de fonctionnement le plus efficace qui soit. « Pourquoi alors cet organe que l’on fait passer ici pour un paresseux (lui qui ne ferait travailler qu’une petite partie de sa masse…) serait-il aussi gourmand en énergie ? » demanderaient les évolutionnistes.

Toutefois, il est vrai que la totalité du cerveau n’est pas tout le temps au travail. Lorsque certaines parties ne sont pas sollicitées, elles passent en mode ralenti. Exemples ? Vous êtes endormi ou écoutez de la musique, les yeux fermés… Pendant ce temps, vous pouvez n’utiliser qu’une modeste portion de vos capacités cérébrales. Il suffit que le téléphone sonne, que vous vous leviez d’un bond pour répondre et voilà que tous ces neurones se réveillent "à la vie". Ils ne seront plus si nombreux ensuite à faire... la sieste.

Extrait Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? Paul Heiney, traduction anglais/français Caroline Lepage (éditions EDP Sciences et Marabout, 2007, 2011)


Daft Punk "Harder, better, faster, stronger" (2001)

Brooklyn Bounce "Born to bounce (Music is my destiny)"  (2001)

Il était une fois la vie : le cerveau (années 1980-90)

Napoléon (2023) 


SANTE, PSYCHO, MEDECINE, RECHERCHE, BIOLOGIE
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