Avoir peur de l'eau ?
Avoir peur de l'eau ? Est-ce que c'est normal, raisonnable même, voire rationnel quand nous sommes Français, habitués à d'interminables congés sur tout le littoral en juillet-août "jetant" hommes, femmes, actifs et retraités mélangés, enfants, bébés, tous sur un même pied d'égalité, en maillots de bain (quand même pas tous nus) pendant deux mois complets chaque année ? Devant des océans et des mers théoriquement remplis de poissons rapides comme l'éclair et de requins aux dents très affûtées comme on nous les montrait à la télévision dans les émissions du Commandant Cousteau ? Ou sur Thalassa...
Tandis que "l'épineux" passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été est déjà loin dans les cerveaux et les horloges biologiques des petits comme des grands... Et donc que le froid du printemps n'est plus qu'un lointain souvenir, nous offrant l'occasion enfin de goûter aux plaisirs de la baignade et aux essais à l'apnée, par exemple. Peut-être un jour à la plongée sous-marine aussi ? Allons, allons, ce n'est quand même pas une petite heure de sommeil en plus ou en moins pendant ces longues vacances - vive la grasse matinée, tous les jours (ou pas, pour les sportifs) ! - qui devrait nous faire peur.
LE GRAND BLEU "Scène de la pièce" (1988)
Poissons d'Avril
Loin du mois d'avril et de ces blagues de mauvais goût sur les poissons pendus dans le dos (dans le genre bonnet d'âne, en classe), à nous la liberté d'être enfin heureux "comme des poissons dans l'eau". Agiles, aussi, et assez musclés au niveau de la cage thoracique avec des poumons, suffisamment souples pour réaliser des exploits aquatiques ! En mer, palmes au pied ou en natation plutôt cool dans la piscine du camping cinq étoiles ou du club de vacances ? Surtout à nous, encore, Français, qui avons tous vu, vu et revu 100 fois, 1000 fois peut-être - bref, « jusqu'à plus soif » (pour ne pas dire overdose) le film Le Grand Bleu, de Luc Besson, sorti en 1988 au cinéma. Au fait, faut-il ou non aller voir Dracula (2025), actuellement au cinéma ? Encore de Luc Besson !
Bref. Pourquoi en bord de Mer Méditerranée, d'Océan Atlantique en piscine aussi souvent qu'à la plage, qu'elle soit très fraîche ou très chaud, on continue d'avoir peur de l'eau. Malgré notre expérience collective du monde sous-marin, sûrement inscrit jusque dans nos gènes à tous, depuis si longtemps. Un peu aussi grâce aux émissions Thalassa, pas qu'à celle du Commandant Cousteau. C'est qu'en réalité, les Français sont des Terriens comme les autres. Pas des hommes-poissons et des sirènes ! A peine des "hommes-grenouilles" d'ailleurs selon l'expression quand on parle des "plongeurs bouteilles"...
D'ailleurs, quand bien même on nous dit que c'est bon pour la mémoire, qui aime en manger si souvent, du poisson ? Quand il est mal cuisiné, mal pêché peut-être, mal préparé sinon, et encore bourré d'arêtes avec lesquels on s'étranglerait trop facilement ? Oui, c'est vrai que ça peut coincer facilement quand il n'est pas industriel, surtout, vendu sous forme de bâtonnets panés congelés (sans arêtes !) ? Même le fait de boire un verre d'eau ou de se gaver de mie de pain ne soulage pas la douleur qui passe comme une aiguille raclant la peau dans le fond de la gorge, quand on s'étrangle avec du poisson... L'horreur. On se voit mourir, non ?
Des arêtes qui "piquent et qui grattent dans la gorge"
On en parle peu dans les familles, ensuite. Mais certains en sont morts, de ces étranglements d'arêtes au repas de midi, même pas solutionnés à temps, du temps de nos arrière-grands-parents (d'ailleurs, il paraît que mon arrière-grand-père est bêtement mort de cette manière !). Le miel peut-être pour soulager ces maux de gorge difficile à cicatriser après le passage des méchantes arêtes ? Bon, si ça marche pour soulager une quinte de toux, et renforcer les défenses du système immunitaire pendant une grippe ou un « Covid long », pourquoi ne pas tenter ce "remède de grand-mère", le miel, à la cuillère ou dans une tisane au citron ? Enfin, bref, une tasse d'eau chaude aromatisée aux plantes ou aux fruits, et au sucre du miel donc, avec un coup de pouce de la nature, et des petites abeilles, décidément très travailleuses, et presque "à notre service" pour nous aider à rester en bonne santé.
Mayo', salade de riz au thon et glace à la fraise
Et quand vous irez vous baigner, ne flippez pas comme des malades en pensant que vous allez servir de casse-croûte. Oh ? "Tiens, un sandwich jambon-beurre" et encore vivant ! Chic ? Le requin blanc goûte, et recrache ce gigot de viande de race humaine (pas bovine, évidemment), en songeant qu'il s'est fait avoir "comme un bleu" à l'heure du goûter. Généralement quand la nuit est sur le point de tomber... En fin d'après-midi, quoi, précisément quand vous sentez vous aussi que vous avez envie d'un bon goûter vers 17heures déjà. Essayez quand même de vous relever de ce traumatisme sans fin liés à la sortie au cinéma, dans les années 1970, du film « Les Dents de la Mer » (1975). Et peut-être que vous aurez, naturellement, moins peur de l'eau, en comprenant que l'océan est de toute façon le royaume des poissons et des requins, pas le nôtre !
Caroline Lepage (Back To Science, 3 août 2025)



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