L'Empereur Napoléon, l'iode et les hormones des soldats
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Au
début du 19e siècle, Napoléon (1769-1821) rêve de conquêtes. Et qui dit
conquêtes, dit affrontements et coups de feu ! L'empereur a besoin
d'importants stocks de poudre à canon. Et donc de salpêtre (du
latin salpetrae « sel de pierre ») ou nitre. Il y en a
plein les murs ! De Facebook ? Autre époque... Constitué de nitrate
de potassium, le salpêtre naturel est un dépôt blanchâtre émis
par les microbes sur les murs humides des bâtiments anciens, bien
sûr !
Artisanal mais efficace : il n'y a qu'à les gratter pour le
récolter. C'est en le mélangeant à des cendres de bois riches en
potassium que l'on obtient la fameuse poudre à tuer. Vive les murs
et le salpêtre naturel ?
Il
faut préciser que quelques décennies plus tôt, entre 1775 et 1792,
sous Louis XVI, le célèbre chimiste Antoine Lavoisier (1743-1794),
à la tête de la Régie des Poudres et Salpêtres, a pour mission de
« booster » la production du salpêtre à un niveau
industriel. Le mur et l'artisanal ne suffisent plus... C'est ainsi
que les nitrières artificielles voient le jour. Sous des hangars,
dans des fosses sont stockés des mélanges de terres enrichies en
matière organique azotée favorisant la prolifération de bactéries
nitrifiantes.
Laitue de mer
Leur arrosage régulier permet de récupérer des
liquides riches en nitrates que l'on traite aux cendres de bois
(carbonate de potassium). Adieu le naturel, par évaporation, on
obtient du salpêtre "artificiel" ! Pour
en revenir à Bonaparte, il a une dent contre le Royaume-Uni, lequel
a rompu le traité de paix en 1803 et se montre impitoyable en mer :
le 21 octobre 1805, les vaisseaux de la Royal Navy flanquent une
raclée mémorable à la flotte franco-espagnole lors de la bataille
de Trafalgar, près du détroit de Gibraltar. La France perd ses
colonies. Coup de Trafalgar !
Qu'à
cela ne tienne, l'Empereur est fermement décidé à rendre la
monnaie de sa pièce au Royaume-Uni. Dominant l'Europe Continental,
il impose un blocusdans le but de fermer les ports européens aux
navires anglais. Il espère ainsi affaiblir économiquement l'ennemi
en empêchant son commerce maritime avec les pays voisins.Tous
les états n'adhèrent pas immédiatement à ce projet. La Suède
fait de la résistance.
Parc à huîtres, étang de Thau
De ce fait, si les marchandises du
Royaume-Uni n'arrivent plus sur le continent, certaines ressources
d'importation viennent à se faire rares. Le bois, par exemple, dont
les cendres potassiques sont nécessaires à la préparation du
salpêtre. Le hic, c'est que la Suède en est le principal
fournisseur. Il devient donc impératif de trouver une alternative à
ces fameuses cendres car les ambitions de Napoléon demandent
toujours plus de poudre à canon ! Les chimistes sont priés de
se pencher très sérieusement sur le sujet.
Justement,
reprenant le flambeau de son père pionnier dans le domaine des
nitrières artificielles, le pharmacien Bernard Courtois (1777-1838)
en possède une, chèrement acquise sur Paris. L'homme a une idée :
pourquoi ne pas extraire la potasse de cendres de végétaux marins à
la place de celles du bois ? Pas bête ! Après tout, les algues ne
manquent pas sur le littoral de Bretagne. Illico, le varech est mis à
contribution. Et patatra, badaboum : en 1811, en travaillant sur
des extraits d'algues, Bernard Courtois découvre l'IODE et ses superbes
vapeurs pourpres...
La suite de cette histoire, plutôt militaire avant de devenir un enjeu de santé publique (et qui ne manque pas de sel !), est à découvrir dans le livre "Thyroïde, le traitement qui sauve existe (J'ai dit non aux médicaments à vie, et vous ?)" (Caroline Lepage, éd. Leduc, 2018)
A lire également, ce récent ouvrage de Louis Sarkozy : Napoléon Bonaparte, L'Empire des livre (2024, éd. Passés Composés)
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