Y a-t-il un risque élevé de voir un astéroïde venir un jour percuter notre planète ?

A ce niveau là, à long terme, inutile de se voiler la face, ce n’est plus une probabilité, c’est une évidence. D’ailleurs, la Terre porte les cicatrices de tels chocs survenus dans le passé. 
En effet, nous savons aujourd’hui qu’un très large objet a percuté la Terre à l’époque de la disparition des dinosaures. Et il ne s’agit là que d’un impact parmi tant d’autres… 

Plus récemment, en 1908, « quelque chose » - certainement un fragment de comète - est venu s’écraser en Sibérie à Tunguska (Russie), rasant 2000 kilomètres carrés de forêt ! Si ce « morceau » était tombé seulement deux heures plus tard, il aurait touché Moscou.

Bien sûr, il existe toujours un risque de collision avec une comète venue de l’extérieur du système solaire… Mais le vrai problème se situe à l’intérieur même du système solaire bien plus encombré qu’on ne le pensait à l’origine. Ainsi, de nombreux scientifiques s’y intéressent de près.

Ils ont développé un programme baptisé « Projet Spaceguard ». Objectif ? Identifier et prévoir les trajectoires de tout géocroiseur de grande taille (objet – astéroïde ou comète – dont l’orbite peut être amenée à croiser celle de la planète Terre). Grâce à un réseau de puissants télescopes dédiés à cette étude, les experts ont annoncé qu’elle permettrait d’augmenter la vitesse de découverte de ces dangers potentiels au rythme de quelques milliers par an. Ouf !

Et si un objet approchant notre planète était découvert à temps, il serait encore possible de l’écarter de sa trajectoire. Comment ? Certains ont évoqué la possibilité de le détruire à l’aide d’une bombe nucléaire. Oui, mais voilà, une telle explosion pourrait aggraver le problème : on se retrouverait cette fois avec non pas un astéroïde menaçant l’Humanité, mais une nuée de petits corps célestes prêts à bombarder la Terre ! Plutôt angoissant, n’est-ce pas ?

Autre chose ? Dévier l’astéroïde. Ah, voilà qui semble plus raisonnable : une simple « pichenette spatiale » dans la bonne direction pourrait lui faire manquer son coup, à ce gros vilain ! Avantage de cette solution, elle nécessiterait moins d’énergie que celle de l’explosion nucléaire de l’astéroïde.

OK, mais comment dévier le monstre ? Deux possibilités ont déjà été sérieusement évoquées. La première consisterait à placer une bombe nucléaire (encore elle !) sur une face de l’astéroïde. Son explosion entraînerait la poussée salvatrice qui écarterait définitivement la possibilité d’une collision

La seconde consisterait, elle, à tirer la « Bête » reliée par force gravitationnelle à un engin disposant de très puissantes fusées. Un tracteur spatial en somme… Et ce brave "tracteur gravitationnel", en remorquant l’ennemi pendant un certain temps, pourrait en modifier le cap. D’autres suggestions ?

Extrait Les Chats ont-ils un nombril ? Paul Heiney, trad. Caroline Lepage (éditions EDP Sciences et Marabout, 2008, 2011)


Astéroïde day : l'énigmatique Toungouska, 30 juin 1908 en Russie (Futura-Sciences)


Will Smith "Men in black" (1997)

O Zone "Dragostea Din Tei" (2003)

Top Gun 2 "Maverick" (2022)

IVE, David Guetta "Supernova Love" (2024)
 

MUSIQUE, TECHNO, NUMERIQUE, I.A., TRANSPORT, ESPACE
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