Mars, la planète Rouge, paradis perdu dans l'espace tout noir et ses Martiens, Petits Hommes Verts ancrés dans l'inconscience collective (selon une construction "colorée" de longue date, dirons-nous)... Portant aussi le nom d'un mois du calendrier, Mars est surtout un mythe de l'espace rarement "démonté" en tant que but à atteindre en un temps limité pour notre "Race Humaine Terrestre" par les plus savants de nos philosophes, observateurs fins psychologues, chercheurs en médecine et autres penseurs vaguement astronomes de notre brillante société du XXIe siècle. Mais que de contrastes entre tout ce rouge planète et ce vert de peau supposé extraterrestre, des E.T. jamais rencontrés ici bas sur Terre officiellement ! Sauf en majorité chez les Reptiles, bien sûr, vertébrés au "vert cutané" ne faisant aucun doute le plus souvent. Souvenez-vous, avant le succès récent d'Avatar et de "ses bleus", de "V les Visiteurs", d'un beau teint rose dessus et d'un vert plus dur dessous. Après mue, forcément... Au cinéma, E.T. l'extra-terrestre, lui, est-il "seulement" Martien quand Monsieur Spock, dans la série américaine Star Trek (1966), est originaire de la planète Vulcain ? Et c'est où, ça, d'ailleurs, sur la carte de l'Univers, Vulcain ? Couleurs et mystères donc de cette planète Mars du Système Solaire qui continuent de fasciner les Terriens depuis la Nuit des Temps, au point qu’aujourd’hui, leur rêve le plus fou est de
conquérir cette troublante planète ! Mais pourquoi elle ? Pourquoi Mars, et pas
Saturne, Vénus ou Jupiter ?
En avant, Mars !Comment cette planète du Système Solaire est-elle devenue l’objet
de tous nos fantasmes (d'astronautes potentiels) ? Riche en oxyde de fer, le sol volcanique de Mars est de couleur ‘rouille’. Il présente en effet un relief si particulier que l’Homme n’a cessé d’espérer y voir le reflet de traces - cité, fortification, canaux, etc. - d’une civilisation martienne. Forcément évoluée, mais pourquoi, comment au juste et dans quel sens de l'évolution ? Levant
les yeux au ciel depuis l’Antiquité, l’Homme se pose alors cette
question cruciale : est-il vraiment seul dans l’Univers ?Mars sera sa raison d’espérer que non…
Tout
a commencé il y a bien longtemps. Il arrivait parfois qu’une
étoile flamboie dans la nuit aussi vivement que le sang répandu par
Mars, Dieu de la Guerre chez les Romains. Voilà
pour ce qui est du nom de cette planète dont
la "trajectoire folle" a donné du fil à retordre à plus
d’un savant, de Ptolémée à Kepler en passant par Copernic. Les
premières lunettes astronomiques orientées sur elle ont usé bien
des yeux et en particulier ceux du directeur de l’Observatoire de
Milan en Italie, Giovanni Schiaparelli.
Les
‘canali’
Des
années, il l’a espionnée pour la cartographier, y voyant des
‘mers’, des ‘continents’ qu’il a baptisés selon ses
inspirations à la Bible et la Mythologie. En 1877, il dit apercevoir
des ‘canali’, littéralement des canaux… artificiels. N’est-ce
pas là la preuve irréfutable de la présence d’eau là-bas, et de
l’existence des Martiens qui ont bâti ces structures ? Les
astronomes de l’époque ne sont guère convaincus par les ‘canali’
de Schiaparelli mais peu importe, l’idée est lancée... Bingo pour
la vie sur Mars !
Très
vite, elle constitue la poule aux œufs d’or des auteurs. Les
récits de science-fiction connaissent un franc succès grâce à
l’explosion du nombre de magazines - prémices des Pulps du début du XXe
siècle - et d’ouvrages mettant en scène ces fameux Martiens. Et si
l’on ignore tout d’eux, l’imaginaire se charge de dresser leur
portrait, décrire leur civilisation et même les conditions de leur
rencontre avec les Humains.
Les
romans "pleuvent". Tantôt les Martiens tiennent le beau rôle, tantôt
ils se montrent belliqueux… Du coup, sur Terre, on commence déjà
à se méfier de ces étrangers ! Certains écrivains y sont
pour beaucoup, même s’ils ont aussi contribué à la
popularisation des Martiens.
Petits
hommes verts
Typiquement ?
Herbert George Wells (1866-1946)journaliste romancier anglais, l’un
des pères de la littérature de science-fiction. Auteur de ‘La
Machine à Explorer le Temps’ (1895), du très célèbre ‘Homme
Invisible’ (1897), c’est surtout son roman ‘La Guerre des
Mondes’ (1898) qui s’illustre dans le thème martien. Il y
raconte que les très évolués et monstrueux Martiens descendent sur
Terre pour s’en emparer. Son histoire, adaptée par Orson Welles,
est diffusée à la radio CBS le 30 octobre 1938 et traumatise les
auditeurs, effrayés à l’idée d’une invasion
d’extra-terrestres. On la retrouve aussi sur grand écran en 1953,
puis l’an dernier dans un film réalisé par Steven Spielberg. Dans
le même registre ? Mars Attackssorti en 1996.
Difficile
après ça de faire des Petits Hommes Verts des anges venus de
l’espace remplis de nobles intentions ! Pourquoi verts au fait ?
C’est un autre grand romancier, l’américain Edgar Rice Burroughs
(1875-1950), père du non moins célèbre Tarzan, qui leur donne
cette couleur dans une série d’aventures de 11 volumes publiés
entre 1912 et 1928 vécues par son héros John Carter sur la planète
rouge. Dans le même temps, les fameux Pulps (Pulp Magazines),
petites revues bon marché spécialisées en science-fiction
‘cartonnent’ aux Etats-Unis jusque dans les années 1970 surtout,
se déclinant dans tous les thèmes en relation avec l’espace.
Coïncidence ou pas, effet boule de neige : à pareille époque,
les témoignages d’observation d’OVNI (Objets Volants Non
Identifiés) se multiplient de façon exponentielle…
Côté
science - pas fiction - chercheurs et ingénieurs passent à la vitesse
supérieure. Dés 1959, la sonde soviétique Luna 2 s’écrase
sur la Lune… 10 ans plus tard, c’est l’Homme qui, en la
personne de l’américain Neil Armstrong, commandant d’Apollo 11,
pose le pied sur le sol lunaire, le célèbre petit pas pour l'Homme,
mais de géant pour l'Humanité.
Mars,
Terre promise ?
Euphorie
générale pendant quelques mois au moins ! Mais qui,
évidemment, n’apaise pas la soif d’aventuresde l’Homme, cet
éternel amoureux des terrains inexplorés qui progresse en sciences
comme dans la vie : à coups d’ambitions insensées… Si bien
qu’il ne pouvait se contenter de cette victoire. Il lui fallait un
nouveau défi, Mars bien sûr. Elle détient toutes les
caractéristiques de la candidate idéale : c’est la 4ème planète du système solaire et, lorsque les oppositions (alignements
Soleil-Terre-Mars) sont favorables, elle ne se situe qu’à 56
millions de km de chez nous ! Une broutille…
Planète
tellurique de surcroît, avec une atmosphère -loin de nous être
favorable certes- des calottes polaires, on pourrait presque la
croire jumelle de la Terre. Alors avec de l’eau, que demander de
plus ? « En faire une Terre d’accueil » répondent
les utopistes. En somme, la coloniser ‘gentiment’ pour préparer
la Terraformation ("terraforming" en anglais, terme né dés les années 1980) ou comment donner à la planète Mars les allures de notre bien aimée Planète Bleue. Rêve fou à concrétiser en réalité du futur ? En tous cas, même les écrivains de
science-fiction s’en mêlent ! Kim Stanley Robinson l’a osé
dans sa ‘Trilogie de Mars’ (Mars la Rouge 1993, Mars la Verte
1994, Mars la Bleue 1996). Et c’est pire encore au cinéma
- productions hollywoodiennes à la rescousse - où l’homme semble
s’accommoder avec une facilité déconcertante aux conditions
extrêmes de cette indomptable planète (Total Recall 1990, Mission
to Mars et Planète Rouge 2000, Ghosts of Mars 2001). Mais
parviendra-t-il à l’apprivoiser, dans la réalité ?
Jusqu’à quel point Mars va-t-elle encore faire tourner les têtes ?
L’avenir nous le dira…
Caroline
Lepage (article publié dans le magazine Questions Réponses, 2006)
Technologies et forte tête !
31
juillet 1976, l’image est dévoilée au public et va faire la Une
des médias. Etrange cliché d’un ‘visage’ pris par l’orbiteur
Viking 1 à 1873 km d’altitude dans la région de Cydonia Mensae.
Tout y est : grand front, deux joues, un nez, une bouche et les
yeux… enfin tout y est suggéré car on ne distingue que de subtils
jeux d’ombres et de lumières. Semblant de tête humaine, le Visage
de Cydonia comme on l’a appelé est en réalité une colline de 400
mètres de haut, 2,5 km de long sur 1,5 km de large. Bref, parfaite
illusion d’optique qui n’empêche pas les plus obstinés de
continuer à croire qu’il s’agit d’un monument construit par
les Martiens. Sauf que des années, plus tard, on obtient la
preuve sur un plateau d’argent qu’il n’y a là qu’un simple
sommet : la photo prise au même endroit le 5 avril 1998 par la
caméra haute résolution de la sonde Mars Global Surveyor ne trompe
pas…
Météorite martienne ALH84001
Elle participe aussi à l’engouement pour
Mars. En 1996, des experts de la Nasa ont annoncé y avoir relevé la
trace de vie martienne "fossilisée". Depuis ? Plus de doute que
de certitude. On l’étudie toujours !
Artbat, David Guetta feat. Idris Elba "It's Ours" (2022)
Passé simple, Présent composé, Futur antérieur ? Elon Musk (Space X) veut nous faire vivre sur Mars (BFMTV, 2024)
Publicité Lustucru : les Martiens veulent manger des pâtes ! (2015) 😎😇
E.T. L'extra-terrestre "Promenade dans le ciel" (1982)
Voyage, voyage... Pour les fans de la série de notre enfance : les Mystérieuses Cités d'Or ! Voyage, voyage, tropical alors : direction, la péninsule du Yucatan, au Mexique ! Mais très loin de Mexico. Alors où ? Pour le Spring Break des étudiants à Cancun ou profiter d'une "fiesta sous-marine" avec les poissons à Cozumel ? L’île aux spots coralliens enchanteurs découverts par le Commandant Cousteau (encore lui !) à la fin des années 1950 ? Et pourquoi pas plutôt, un séjour de deux semaines dans un paradis secret et tranquille encore bien préservé de la Riviera Maya ? Partons à la découverte d'Akumal, un village situé près du site archéologique de Tulum (qui signifie "mur" en maya)... Il faut l’avouer, lorsqu’on a goûté à la diversité des fonds marins de l’Indo-Pacifique, il est difficile de se laisser à nouveau tenter par l’Atlantique. Ainsi, comme des enfants gâtés, nous avions l’idée préconçue qu’un séjour au Mexique, côté Mer des Caraïbes en pénin...
Ah, satané changement d'heure qui semble vouloir nous répéter à l'infini qu'il n'y a pas le feu au lac... Qu'il faut prendre du bon temps, le temps de vivre quand la neige pourrait bientôt tomber à gros flocons et recouvrir tous les paysages de France ? Quel blues « mortel » parfois, longtemps après cette potentielle idée d'enneigement futur, qui peut sans prévenir donner l'envie d'en finir au cerveau pas encore très frais, sur le plan mathématique, et qui reste perdu dans un décalage horaire encore trop estival, véritable grand écart temporel avec les "looongues vacances" d'été, donc ? Dépression hivernale à anticiper ? Une heure de sommeil en plus ? Tu parles ! Et une heure de lecture en moins ? Il est clair que, saturés de perte de temps ici ou là, nous continuons à prendre du retard dans nos "honnêtes devoirs" de citoyens, toujours bien sages et à l'aise avec les petits chiffres, comme les grands... Mais quand même, ad...
Ah, pan, catastrophe ! Fin du Monde ! Coup de poignard planté comme une flèche en plein cœur, sans gloire ni triomphe... Mon beau Freddie, qu'as-tu fait à notre famille, et surtout à Monique, ta petite Maman chérie ? Tu nous lâches comme ça, d'un coup ? Certes, je ne crois pas au paradis. Pour l'enfer, on a déjà l'air d'y être. Mais franchement, je te pensais beaucoup plus dur à cuire que ça ! Immortel peut-être, même, Fréd'. Me serais-je une fois encore royalement trompée de diagnostic humain ? A ton sujet, toi mon cousin, « mon grand frère de cœur », toi l'un des piliers de la seconde génération de la famille « Garcia » ? Tes origines espagnoles flamboyantes affichées en pleine figure ne t'ont même pas aidé à faire demi-tour en chemin, lorsque tu as vu la mort arriver en face ? Et personne n'a tenté de t'inciter à choisir le camp des vivants qui t'aimaient ou te détestaient, plutôt que celui des fantômes oubliés. Diable, misè...
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