La fin des grands primates ?
400 000 seulement aujourd’hui, répartis entre l’Afrique (bonobos, chimpanzés, gorilles) et l’Asie (orangs-outangs), les grands primates se comptaient par millions au XIXe siècle. Par exemple, la population de gorilles de République Démocratique du Congo (RDC) a chuté de 70% en 10 ans ! Guerres civiles dans des pays pauvres peu soutenus par les plus aisés, destruction des forêts, virus meurtriers (Ebola), braconnage...
Autant de causes auxquelles il faut mettre un terme grâce à des mesures concrètes : favoriser l'aide aux populations locales, le développement de l'écotourisme, de zones protégées, une gestion durable des forêts ; faire la "chasse aux braconniers", veiller au respect des lois d'interdiction de vente de viandes de primates sur les marchés africains, encourager la recherche médicale pour lutter efficacement contre Ebola...
C'est ce que propose le GRASP (Projet pour la Survie des Grands Singe), noyau dur de la conférence du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) organisée avec l’appui de l’UNESCO à Kinshasa en RDC en 2005. A son terme, les 150 participants, dont les représentants des 23 états de l’aire de répartition des grands primates, ont signé une déclaration onusienne. Objectif : agir. Un impératif selon le PNUE : « toutes les espèces de grands singes sont exposées à un risque élevé d'extinction dans l'avenir immédiat ou au mieux, dans les 50 prochaines années ». En l'espace d'un demi-siècle, nos plus proches parents pourraient n'être plus qu'un souvenir dans nos mémoires !
Caroline Lepage (article publié en 2005 dans le magazine Questions Réponses)
La Planète des Singes 3 "Suprématie" (2017)


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