Depuis 2002, la Polynésie française,
dans le Pacifique Sud, est classée sanctuaire des mammifères marins. Et ceux-ci
le lui rendent bien, en particulier les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) qui,
chaque année de juillet à novembre, viennent s’y accoupler et mettre bas !
Inoubliable rencontre…
Direction Mooréa dans
l’archipel de la Société. Au-delà de la barrière de corail s’ébattent de
gigantesques sirènes pouvant mesurer 16 mètres et peser 65 tonnes, les
mégaptères, appelées ainsi en raison de leurs longues
(mega) nageoires (ptera=ailes) ou baleines à bosse.
Après s’être
gavées de krill l’été en Antarctique, elles ont stocké suffisamment de graisses
pour entamer leur longue migration vers le Sud. Elles viennent passer l’hiver
dans des eaux plus chaudes mais aussi plus pauvres en zooplancton, notamment en
Polynésie - autour des îles de la Société, des Australes et des Tuamotu - lieu
idéal pour que les petits grandissent en toute sérénité à l’abri des prédateurs, les orques principalement... Les
baleines passent si près des lagons qu’il n’est pas rare de les apercevoir,
bondissant en surface, depuis la côte.
Fabuleux
spectacle qui révèle toute leur puissance. D’ailleurs, les combats entre mâles
peuvent être d’une grande violence, et le désir d’un mâle courtisant une
femelle allaitante tel, qu’il est capable de tuer son baleineau ! Pour
espérer admirer ces géants ou entendre le chant envoûtant des mâles, armez-vous
de patience et faites confiance aux professionnels. Ce type d’écotourisme est strictement
réglementé dans les eaux polynésiennes.
Il ne s’agit pas de faire n’importe
quoi avec des créatures de cette taille, par ailleurs protégées depuis 1986 par
le moratoire sur la chasse à la baleine (la chasse intensive pratiquée durant
la première moitié du XXe siècle a bien failli les exterminer). En ce
jour d’octobre, notre guide se veut rassurant : « elles seront au rendez-vous,
comme toujours ». Nous sommes moins d’une dizaine à bord d’une petite
embarcation, tous très excités à l’idée d’apercevoir ces impératrices des
océans, n’osant pas y croire. Un premier passage autour du lagon de Mooréa et soudain,
effectivement !
Elles sont deux! Leurs souffles s’évaporent dans l’air,
puis les baleines sondent... L’attente commence, pas plus d’une douzaine de minutes, le
temps d’une petite apnée. Enfin, elles refont surface, exécutant sous nos
yeux ébahis un somptueux ballet aquatique. Dans une parfaite synchronisation, les
deux nageoires caudales se dressent vers le haut avant de glisser lentement vers
le fond. Superbe.
C’est
reparti, malgré la hauteur des vagues et le mal de mer qui guette. En voici une
autre ! Cette fois, le guide suggère une mise à l’eau. Le cœur palpitant,
nous nous équipons : gilet, palmes, masque, tuba. Dernière consigne :
« Doucement. Quand vous la verrez, ne nagez pas vers elle. C’est elle
qui viendra. Les baleines sont curieuses ». Nous y sommes. Déception,
pas l’ombre d’une baleine, juste ce bleu outremer profond et vertigineux. Elle
doit déjà être loin... Mais non, la voilà ! 15 mètres dessous ! Elle est
énorme et nage avec une grâce émouvante. Paraissant se déplacer avec lenteur,
elle remonte pourtant très vite à notre hauteur et nous fonce dessus !
Nous sommes si petits, si fragiles dans son univers que la peur nous envahit, ainsi
que l’étrange certitude qu’elle ne nous fera aucun mal… Grosse montée
d’adrénaline : la baleine s’approche, observant d’un œil curieux ces
cousins éloignés bipèdes si mal adaptés au milieu marin. Arrivée à quelques
mètres, elle amorce un virage avant de disparaître. N’était-ce qu’un
rêve ? Non, mais ça en avait tous les ingrédients !
Caroline Lepage (article rédigé pour l'Agence Science-Presse, 2007)
Lagons
polynésiens en péril
Sur fond de carte postale, la
Polynésie a autant à offrir côté terre, avec ses montagnes verdoyantes, que
côté mer avec ses merveilleux lagons bleus. Mais l’équilibre de ces paradis
sous-marins reste fragile. Ainsi, le tourisme, avec ses hôtels de luxe et sa
cohorte de pollutions (sonores, rejets eaux usées, dégradation des côtes, etc.)
a fait des dégâts à Bora-Bora, célèbre "perle du Pacifique". Aux endroits les
plus exposés, l’eau n’est plus si cristalline, les coraux sont morts sur les
récifs et la faune marine a pris la fuite. Tristes décors… A Mooréa, le lagon
est préservé, écosystèmes marins et structures hôtelières plus modestes y
faisant encore bon ménage. Pour combien de temps encore ?
Clip officiel des championnats du monde de va'a (2018)
Voyage, voyage... Pour les fans de la série de notre enfance : les Mystérieuses Cités d'Or ! Voyage, voyage, tropical alors : direction, la péninsule du Yucatan, au Mexique ! Mais très loin de Mexico. Alors où ? Pour le Spring Break des étudiants à Cancun ou profiter d'une "fiesta sous-marine" avec les poissons à Cozumel ? L’île aux spots coralliens enchanteurs découverts par le Commandant Cousteau (encore lui !) à la fin des années 1950 ? Et pourquoi pas plutôt, un séjour de deux semaines dans un paradis secret et tranquille encore bien préservé de la Riviera Maya ? Partons à la découverte d'Akumal, un village situé près du site archéologique de Tulum (qui signifie "mur" en maya)... Il faut l’avouer, lorsqu’on a goûté à la diversité des fonds marins de l’Indo-Pacifique, il est difficile de se laisser à nouveau tenter par l’Atlantique. Ainsi, comme des enfants gâtés, nous avions l’idée préconçue qu’un séjour au Mexique, côté Mer des Caraïbes en pénin...
Ah, satané changement d'heure qui semble vouloir nous répéter à l'infini qu'il n'y a pas le feu au lac... Qu'il faut prendre du bon temps, le temps de vivre quand la neige pourrait bientôt tomber à gros flocons et recouvrir tous les paysages de France ? Quel blues « mortel » parfois, longtemps après cette potentielle idée d'enneigement futur, qui peut sans prévenir donner l'envie d'en finir au cerveau pas encore très frais, sur le plan mathématique, et qui reste perdu dans un décalage horaire encore trop estival, véritable grand écart temporel avec les "looongues vacances" d'été, donc ? Dépression hivernale à anticiper ? Une heure de sommeil en plus ? Tu parles ! Et une heure de lecture en moins ? Il est clair que, saturés de perte de temps ici ou là, nous continuons à prendre du retard dans nos "honnêtes devoirs" de citoyens, toujours bien sages et à l'aise avec les petits chiffres, comme les grands... Mais quand même, ad...
Ah, pan, catastrophe ! Fin du Monde ! Coup de poignard planté comme une flèche en plein cœur, sans gloire ni triomphe... Mon beau Freddie, qu'as-tu fait à notre famille, et surtout à Monique, ta petite Maman chérie ? Tu nous lâches comme ça, d'un coup ? Certes, je ne crois pas au paradis. Pour l'enfer, on a déjà l'air d'y être. Mais franchement, je te pensais beaucoup plus dur à cuire que ça ! Immortel peut-être, même, Fréd'. Me serais-je une fois encore royalement trompée de diagnostic humain ? A ton sujet, toi mon cousin, « mon grand frère de cœur », toi l'un des piliers de la seconde génération de la famille « Garcia » ? Tes origines espagnoles flamboyantes affichées en pleine figure ne t'ont même pas aidé à faire demi-tour en chemin, lorsque tu as vu la mort arriver en face ? Et personne n'a tenté de t'inciter à choisir le camp des vivants qui t'aimaient ou te détestaient, plutôt que celui des fantômes oubliés. Diable, misè...
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