Sacrée vieille limule !
Son sang bleu contient de l’hémocyanine riche
en cuivre (l’équivalent de notre hémoglobine riche en fer). Il est très étudié
en recherche médicale car il pourrait permettre de développer de nouveaux médicaments
contre le SIDA et le cancer, et sert à la production de tests de détection de toxines
bactériennes.
Surnommée crabe en fer à cheval alors qu’elle
n’est pas un crustacé, la limule ne sort ni d’un film de science-fiction, ni du
fond des abysses. Elle vit à faible profondeur et fait partie de la
famille des tiques, araignées et scorpions : les chélicérates.
Sauf qu’elle est un vrai fossile vivant, elle
a très peu évolué ! Jusqu’ici, on datait son apparition à l’époque du
Carbonifère, soit 350 millions d’années en arrière. Or, en 2008, David Rudkin,
chercheur au Musée Royal de l’Ontario et Graham Young du Musée du Manitoba, ont
annoncé qu’il fallait la repousser de 100 millions d’années.
En effet, dés le XIXe siècle, les
hommes les capturaient sur les plages pour les sécher et en faire de l’engrais.
Aujourd’hui, elles servent d’appâts pour la pêche et en Chine ou au Vietnam, on
les préfère dans les assiettes… Survivront-elles à toutes ces pressions ?
Extrait du livre Explorations en Terre Animale (publié en 2008, aux éditions EDP Sciences)


Commentaires
Enregistrer un commentaire