Mensonges d'automne

Heureux soient les grands menteurs de notre époque ? Des chercheurs Américains viennent en effet de trouver une excuse "en béton armé" à leur absence de moralité. Ce n’est pas leur faute s’ils nous mènent en bateau... C’est tout simplement qu’ils ont plus de substance blanche dans le cerveau, et moins de substance grise ! 

Ce mois-ci, le British Journal of Psychiatry nous dit toute la vérité, et rien que la vérité, sur le "mensonge pathologique" grâce aux travaux de Yaling Yang et Adrian Raine, experts en psychologie à l’Université de Californie. De précédentes études avaient montré que le cortex préfrontal était le siège d’une activité intensifiée en cas de mensonges chez un sujet normal. Mais on était loin d’imaginer que ce type de comportement pouvait résulter d’une anomalie structurale cérébrale. L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) en a donné la preuve…

Tests psychologiques, questions en tous genres : telles ont été les épreuves imposées à un échantillon de 108 volontaires, parmi lesquels 12 menteurs, 16 ayant tendance à mentir - mais pas de façon pathologique - du fait de leur caractère anti-social, et 21 considérés normaux. Expérience qui a d’abord permis de dresser un portrait type du menteur pathologique : dire la vérité est au-dessus de ses forces

D’ailleurs, Mr Pinocchio se contredit souvent. Manipulateur, il n’hésite pas à simuler avec talent les symptômes d’une maladie, voire à usurper une identité s’il peut en tirer un quelconque bénéfice. Des ‘prouesses’ qu’il parvient à réaliser sans mal puisqu’il a 22% de connexions nerveuses (surplus de substance blanche) en plus… et 14,2% de neurones (déficit de matière grise) en moins qu’un individu ‘normal’ au niveau du cortex préfrontal.

Situation anatomique inverse de celle observée chez les enfants autistes, eux qui, c’est bien connu, ont tant de mal à mentir… Bref, ce réseau de connexions plus complexe semble être clairement un ‘avantage’ biologique qui assure un self-control parfait à notre menteur en toutes situations. Plutôt commode car « mentir demande beaucoup d’efforts. Vous devez être capable de comprendre l’attitude de la personne en face, de supprimer vos émotions ou de les contrôler pour ne pas apparaître nerveux » assure Adrian Raine. Ce n’est en effet pas donné à tout le monde puisque chez un individu normal, c’est la matière grise qui est sollicitée au moment du mensonge. Voilà pourquoi il n’a pas l’aisance du ‘spécialiste’. Comme quoi "mentir comme un arracheur de dents" et faire gober n’importe quoi à n’importe qui, ça ne s’apprend pas, mais c’est tout simplement inné !

Caroline Lepage (article rédigé pour l'Agence Science-Presse, 2007)



Politiquement toujours aussi justes ? Et surtout, aussi drôles, les Inconnus "Le jeu de la vérité vraie" (années 1990) 😇


"Je travaille, moi !" Hum, l'emploi comme excuse ? Alors, ça se discute... Et ça se dispute même, bien après la disparition de Jean-Luc Delarue (parodie Florian Lex, 2021) 💔💕😉
 

Bernard Tapie dit ses 4 vérités à Thierry Ardisson (Tout le monde en parle, 2005)  

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SANTE, PSYCHO, MEDECINE, RECHERCHE, BIOLOGIE
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