Mensonges d'automne
Heureux soient les grands menteurs de notre époque ? Des chercheurs Américains viennent en effet de trouver une excuse "en béton armé" à leur absence de moralité. Ce n’est pas leur faute s’ils nous mènent en bateau... C’est tout simplement qu’ils ont plus de substance blanche dans le cerveau, et moins de substance grise !
Ce mois-ci, le British Journal of Psychiatry nous dit toute la vérité, et rien que la vérité, sur le "mensonge pathologique" grâce aux travaux de Yaling Yang et Adrian Raine, experts en psychologie à l’Université de Californie. De précédentes études avaient montré que le cortex préfrontal était le siège d’une activité intensifiée en cas de mensonges chez un sujet normal. Mais on était loin d’imaginer que ce type de comportement pouvait résulter d’une anomalie structurale cérébrale. L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) en a donné la preuve…
Situation anatomique inverse de
celle observée chez les enfants autistes, eux qui, c’est bien connu, ont tant
de mal à mentir… Bref, ce réseau de connexions plus
complexe semble être clairement un ‘avantage’ biologique qui assure un
self-control parfait à notre menteur en toutes situations. Plutôt commode car «
mentir demande beaucoup d’efforts. Vous devez être capable de comprendre
l’attitude de la personne en face, de supprimer vos émotions ou de les
contrôler pour ne pas apparaître nerveux » assure Adrian Raine. Ce n’est
en effet pas donné à tout le monde puisque chez un individu normal, c’est la
matière grise qui est sollicitée au moment du mensonge. Voilà pourquoi il n’a
pas l’aisance du ‘spécialiste’. Comme quoi "mentir comme un arracheur de dents" et faire gober n’importe quoi à n’importe qui,
ça ne s’apprend pas, mais c’est tout simplement inné !
Caroline Lepage (article rédigé pour l'Agence Science-Presse, 2007)
Politiquement toujours aussi justes ? Et surtout, aussi drôles, les Inconnus "Le jeu de la vérité vraie" (années 1990) 😇





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