Communication et télémédecine (sous-marines)
Aquarius reprend du service pour le projet NEEMO 7. Cette fois, c’est la chirurgie qui s’installe à bord de ce petit laboratoire sous-marin américain. Mission : évaluer les techniques de télémédecine en vue des prochains vols spatiaux (canadiens).
Pourquoi l’Aquarius ?
13,5 m sur 3,9 m. Les dimensions
d’Aquarius pourraient faire pâlir bien des claustrophobes !
L’impossibilité d’un contact physique avec leur famille, la vie dans un volume
très réduit où l’économie de place est vitale, les sorties de cet espace clos
sous respiration artificielle, bref, seuls en cas de problème et contraints à
se débrouiller avec les moyens du bord : c’est le quotidien des
astronautes…
Les aquanautes, isolés sous les colonnes d’eau dans un monde inhabituel, connaissent le même sort ! Une situation qui participe à la réussite de la mission selon Bill Todd, manager des projets NEEMO : « Aquarius, avec son isolement physique et psychologique sur le fond de l’Atlantique, apportera les conditions réelles de stress pour valider la télémédecine dans un environnement extrême »
Les acteurs de ce projet - Dave Williams, astronaute canadien et commandant de la mission NEEMO 7, le Dr Craig McKinley, chirurgien canadien du CMAS et les astronautes de la NASA Michael Barratt et Catherine Coleman - devront cohabités dans les 11 m3 de volume habitable du laboratoire sous marin, l’Aquarius. Le directeur du CMAS, le Dr Mehran Anvari, les assistera depuis Hamilton en Ontario.
Le sanctuaire marin des Keys
En dehors de quelques études océanographiques qui entraîneront l’équipe à faire quelques plongées dans le superbe sanctuaire marin des Keys, les deux axes de recherche qui intéressent l’équipe concernent le guidage à distance, encore appelé télémentorat, et la télérobotique. « La mission NEEMO 7 nous permet de tester ces techniques dans un environnement extrême et de rendre possible la réalisation de diagnostics et de soins chirurgicaux d'urgence par des personnes n'ayant pas de formation médicale » confie Mehran Anvari.
Ainsi, une technologie ultra-moderne prend ses quartiers sous la surface des eaux turquoises de Floride : ordinateurs, internet, liaison de télécommunication, robot et même un patient factice. Il faut au moins ça pour tester le télémentorat, où depuis le Canada, Anvari guidera les gestes des membres de l’équipe, médecins ou non, à bord de l’Aquarius, et la télérobotique où cette fois, les mouvements du chirurgien à distance seront traduits puis exécutés quasi-simultanément par un robot.
Caroline Lepage (article publié dans Plongée
Magazine, 2004)
LITTORAL, EAU, OCEANS, PLONGEE, ENVIRONNEMENT MARIN


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