Culture scientifique : l'indispensable Dictionnaire de l'Impossible
Le journal intime d'un arbre, Hors de moi, L'éducation d'une fée, Cheyenne, etc. : Prix Goncourt, Grand prix du Théâtre de l'Académie française, prix Science-Frontières de la vulgarisation scientifique, il suffit de le lire une seule fois pour tomber "ad vitam aeternam" sous le charme de l'écriture de Didier van Cauwelaert.
Biologie végétale, animale, médecine, psychologie, physique, l'homme sait injecter de la science dans ses textes à juste dose pour réaliser des thrillers capables de faire palpiter le cœur de ses lecteurs de la première à la dernière page ! Et ça, c'est une prouesse. On a réellement envie de terminer la lecture de chaque bouquin. Dans son nouvel ouvrage donc, il pousse l'audace jusqu'à s'aventurer en terrain miné en mêlant science et irrationnel. D'incroyables histoires, avec de très nobles intentions cachées dessous...
« Ce dictionnaire n'a d'autre ambition que d'informer, de faire réfléchir, rêver, douter, sourire et frémir (…) Réenchanter le monde, en un mot, tout en explorant ses coulisses où, derrière le spectacle qui nous est donné, magouilles, désinformation, manipulation mentale, récupération, complots du silence et du tapage organisé sont souvent, hélas, les intentions cachées de la mise en scène » écrit l'auteur.
En effet, ces "histoires impossibles montrent d'abord"... qu'il faut les étudier de près avant de conclure à leur impossibilité ! Surnaturel, paranormal ? Face à certains phénomènes énigmatiques, la science nous enseigne à entretenir le doute. Il faut savoir être septique sur ce que l'on ne sait pas encore expliquer et avoir l'humilité de continuer à chercher, plutôt que de conclure par des raccourcis qui "arrangent". En science comme ailleurs, la quête de la vérité n'est pas un long fleuve tranquille, et très souvent, il faut savoir faire preuve de patience.
Caroline Lepage (article publié sur le blog MerseaPlanète, 2014)
Extraits de ce passionnant ouvrage de Didier van Cauwelaert
PASSE (voyages dans le)
D'Albert Einstein à René Peoc'h en passant par Régis Dutheil, de H. G. Wells à René Barjavel ou Michael Crichton, la possibilité de se déplacer dans le temps a toujours hanté scientifiques et romanciers avec la même constance, le problème étant moins la notion de voyage (au moyen d'une machine ou d'un état modifié de conscience) que la nature même du temps. En effet, quand on se retrouve dans une autre dimension temporelle, comme lors des expériences qui vont suivre, la question est de savoir si l'on se déplace dans le passé ou si le passé vient à nous. Ou bien si, le temps n'étant qu'une illusion de notre conscience , un « simple rapprochement » parvient à s'opérer parfois entre la mémoire enregistrée par un lieu et notre perception ponctuelle. Une collusion involontaire, accidentelle, entre deux « couches » temporelles - référence à la théorie des super-cordes qui permet aux physiciens de concevoir le temps comme un millefeuille.
TITANIC (les auteurs du)
Tout le monde connaît l'histoire de ce paquebot géant, qualifié de « plus grande réalisation humaine jamais lancée sur les eaux », réputé insubmersible grâce à ses 92 compartiments étanches, et qui, lors de sa croisière inaugurale, sombra dans l'Atlantique Nord après avoir heurté un iceberg le 15 avril 1912. On sait moins en revanche que, bien des années plus tôt, alors que ce navire n'était pas encore sorti de l'esprit de ses concepteurs, deux romanciers, Morgan Robertson et William Thomas Stead avait déjà écrit le scénario de son naufrage. Et un troisième auteur, Mayn Clew Garnett, remit son éditeur le jour même où le Titanic quittait le port de Southampton. L'ouvrage en question, racontant lui aussi comment ce transtlantique géant allait se fracasser contre un iceberg, était sous presse au moment du naufrage.
La Grande Libairie, Didier van Cauwelaert à propos de son livre "Au-delà de l'impossible" (2016)



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