Economie : vrai ou faux, les femmes n'aiment pas les maths ?

A l'inverse de ces messieurs supposés être très forts dans ce domaine, "ces dames" si souvent accusées d'être calculatrices n’aimeraient pas les maths. Enfin, c’est ce qu’on raconte, quand on est loin des maris (loin d'être radins, eux, qui gagnent mieux leur vie que les femmes) et plus encore, quand l'idyllique époque des soldes se fait attendre. Les soldes d'hiver, saison presque aussi "magique" pour faire de bonnes affaires que sur les nouveaux sites de vente en ligne Shein, Temu et consorts qui font toujours fureur chez les propriétaires des beaux ordinateurs connectés, version Formule 1… Et si la réalité était un peu plus complexe ? Histoire de remettre un peu les points sur les "i", une psychologue fait le point sur un aspect de la question.

Qui n’a jamais vu une camarade de classe traîner les pieds en allant au cours de maths et se plaindre de la difficulté de cette matière ? Eh oui, longtemps, on a pensé que les maths, ce n’était pas vraiment une affaire de filles. D’ailleurs alors, on n’en voyait guère dans les filières scientifiques. Et puis, lentement mais sûrement, les choses ont commencé à évoluer. On les a même poussées en masse à oser s’inscrire dans de telles classes au début des années 1990 !

« Nous savons depuis longtemps maintenant que les filles sont aussi douées que les garçons lorsqu’elles passent des tests de mathématiques et de science » reconnaît Pamela Davis-Kean, psychologue à l’Université du Michigan aux Etats-Unis. Alors quoi, ce n’est donc pas une question d’incapacité du cerveau féminin, cette aversion pour les maths ? Non, et malgré cela, ces demoiselles sont encore en sous-effectif dans toutes les professions liées aux sciences, à la technologie et aux mathématiques.

« C’est comme si la femme disait ‘Oui, je peux, mais je n’en ai pas envie’ » souligne la psychologue américaine. Lors d’un colloque sur son campus, elle a présenté une étude réalisée avec d’autres collègues (dont Jacquelynne Eccles) sur l’influence qu’ont les parents dans cet amour ou ce désamour pour les maths. Plus de 800 enfants et leur entourage ont ainsi été suivis de près entre 1987 et 2000. Résultat, les parents investissent du temps et de l’argent pour offrir des jouets et des loisirs à caractère technique ou scientifique aux petits garçons, bien plus qu’aux fillettes comme si tout cela ne les concernait pas.

En clair, l’étude montre bien qu’ils sont au cœur du choix de leurs enfants, et tout particulièrement le père, précise Pamela Davis-Kean. Il joue là un autre rôle essentiel pour sa fille, ce qui est fait dans l’enfance se reportant plus tard dans le choix de la carrière professionnelle. Bien sûr, les choses sont déjà en train de changer et les filles, dans les études secondaires, n’ont plus peur d’affronter les maths. Il n’est jamais trop tard pour bien faire car les filières scientifiques universitaires (maths et physique en particulier), elles, souffrent toujours d’un manque d’étudiants, garçons et filles confondus

Caroline Lepage (article rédigé pour le site web "Sur La Toile", 2007)






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