1914-18 : permission de réseaux sociaux, en noir et blanc !
Les réseaux sociaux pour témoigner de l'ignominie et des violences perpétrées lors de conflits dans un pays, ou relayer des évènements suscitant l'indignation des foules ? Le phénomène s'est répandu ces dernières années sur le Net. Etrange exploit que réalise Facebook, par le fait, sorte de "monstre numérique" à deux têtes ! D'un côté, il s'empare toujours un peu plus de la vie privée de ses utilisateurs...
Vie privée devenue vie publique si l'on n'a pas sécurisé son compte - c'est que la manœuvre n'a rien d'un jeu d'enfant - ou que l'on a cafouillé face au énième changement de présentation (le dernier en date ? hier !). Facebook qui stocke nos données personnelles, qu'en fait-il ? A qui les vend-il ? Peut-on considérer qu'il participe lui aussi à un inquiétant recul des libertés individuelles ? Imaginez le summum : votre téléphone sur écoute et... sur Facebook. La totale !
L'histoire s'écrit sur les réseaux sociaux
Ainsi, nouvel inscrit en avril, sur le réseau social Facebook, un certain Léon Vivien décrit la guerre au travers de ce qu'il vit. Instituteur, il aime son métier et sa femme, Madeleine. Mais cette guerre, qui démarre sur l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand en juin 1914, ne va pas lui laisser le choix. Obligé de quitter l'insouciance d'une existence heureuse, dans la suivante, il se voit brutalement projeté en enfer : soldat donc de la Première Guerre Mondiale... « Poilu » ! Promiscuité, ordres, inconfort, etc. « Garde-à-vous ! Repos ! Demi-tour ! Pas cadencé ! » témoigne-t-il. On ne lui demande pas de se servir de sa tête, mais de son arme. Et il faut obéir.
La photographie en noir et blanc
Ces images en disent souvent plus long que des mots en noir
et blanc. C'est l'époque de la tristesse, la guerre, celle qui sépare des
familles même les jours de fête, celle qui épuise, qui tue, le moral des
uns, le corps des autres. Il y a tout cela sur le mur de Léon Vivien à suivre
en 2013 sur le compte facebook.com/leon1914. L'histoire commence ainsi "30 juillet 1914, 17:50 Le procés Caillaux [Henriette Caillaux, femme qui, en Mars, a assassiné le journaliste Gaston Calmette, directeur du Figaro], c'était
du Vaudeville à côté de ce qu'ils nous préparent en ce moment, voilà que la
Russie mobilise à son tour..."
Caroline Lepage (Mersea Planète, 2013)
Justice/Journalisme - Les Procès de l'Histoire : l'Affaire Henriette Caillaux (INJAM, 2011)



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