Pour éviter la surpêche ? Ne plus manger de poisson ! Ou en manger moins
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Pour éviter la surpêche, "ne plus manger de poisson" ! Du bon sens quasi mathématique. Voici la réponse "bien verte" d'une fillette - presque héroïque, avant le repas de midi ! - à une question posée en amphithéâtre par une adulte, experte, elle, depuis fort longtemps en matière de poissons et pêcherie, lors d'une conférence passionnante sur les ressources marines. Très instructif donc, l'évènement s'est tenu le samedi 4 octobre au cours du Festival Subaquatique de l'Hérault 2025 organisé par la FFESSM à La Grande Motte. Ouf, on respire... Tant cette idée semble frôler le génie. Nos jeunes ne sont décidément pas bêtes, et c'est très bon signe pour le futur.
C'est bête comme chou en effet pour une enfant que de dire simplement qu'on ne veut "pas manger de poisson", qu'on n'arrive pas à finir son assiette, ou qu'on ne veut prendre qu'un "tout petit morceau, alors" (juste par politesse, parce qu'on est bien élevé !), ou au pire qu'on n'aime pas le poisson, juste parce qu'on veut sauver la faune marine en fait : Némo, son Papa, Dory, l'orque Willy, la Petite Sirène et tous les autres qu'on ne connaît pas encore. Mais on sent bien que l'enfant qui dirait qu'il a peur de s'étrangler avec des arêtes, ou qu'il ne mangera que si c'est du "poisson pané" - "du colin d'Alaska Findus, Maman ?" -, passerait pour un "enfant gâté", ou pire, un capricieux gosse de riches, surtout dans les restaurants en bord de mer où le comble du luxe est précisément de voir arriver le poisson presque entier dans l'assiette, avec les yeux encore un peu luisants ! Hum, hum ? D'accord. Miam, miam...
Muriel Robin "L'addition" 😇 (sketch comique très français sur les factures salées au restau', 1996)
On touche le fond... de la casserole
Oh, la belle daurade royale "toute fraîche" qui pourrait presque nager dans la sauce, si l'on voulait bien l'encourager un peu à l'aide d'un jus de citron riche en vitamine C directement versé sur sa tête ! Et le loup, remonté de ce matin, des filets de pêche de chez nous, puis ramené au port, à bord d'un bateau de pêcheurs professionnels de père en fils ! Un loup de Méditerranée même pas sorti d'un congélateur, raide comme la justice avec son air de "poisson industriel" venu de trop loin pour donner l'impression d'être un honnête bar français d'Atlantique. Et la pêche locale alors ? On nous répète qu'elle se meurt... Peut-être à cause des steaks hachés de boeuf(du Chili d'ailleurs, si économiques, d'après les comparaisons de prix aux rayons surgelés), beaucoup plus facile à servir avec des frites qu'avec du riz long grain basique ? Partout, on fait ce qu'on peut pour se nourrir correctement, mieux surtout, même en France dans les bons restaurants, voire les meilleurs, qui eux aussi se plaignent tôt ou tard des taxes qui pèsent trop lourd dans le budget des établissements et in fine, sur le salaire et l'avenir incertain de leurs salariés.
Les serveurs, serveuses, les cuisiniers, pâtissières, les chefs : des mangeurs de boeufs, de poissons, de riz et de frites comme les autres, finalement... Mais tout a un coût, même le sel de table que l'on rajoute au dernier moment sur le gravlax de thon ! Sans parler du prix du matériel de cuisine qu'il faut renouveler plus souvent qu'ailleurs à ce niveau d'échelle de restauration professionnel. Combien de couverts aujourd'hui ? 70, 100 ? Et demain... Plus, avec les fêtes qui approchent ? Bon sang, adieu l'écologie quand on cherche à faire des économies, Les poêles ne tiendront pas la cadence !Arf, ça grille dans le fond des casseroles et des chaudrons. C'est la catastrophe assurée si les clients n'arrivent plus à manger avec appétit quand le plat sent le "brûlé". C'est qu'ils ont encore de l'odorat, ces fins gourmets, ces oiseaux là qui ne font que picorer, au point, parfois, de ne pas vouloir toujours régler le montant total de la facture quand ils la trouvent bien trop salée. Tout le monde connaît maintenant par coeur le sketch hilarant et indémodable de l'excellente Muriel Robin (qu'on adore toujours, au passage !).
Et donc, bref, le poisson fait débat en tout, sur tout : son origine géographique, son prix (en euros, pas en francs), son label, Bio ou pas. Voilà de quoi diviser encore un peu plus les esprits rebelles à l'heure où normalement, nous avons la réputation mondiale d'être les rois de la gastronomie, ennemis "Numéro Un" (Number One) de l'univers incroyable du fast-food, et en 2025, également de la fast-fashion (au fond, un peu pour les mêmes raisons) ! A table, et que ça saute ! Quoi, pardon ? Un hamburger, frites, Coca-Cola à 5 euros le tout ? Beurk, Plutôt "crever" que d'être vu assis au McDo' en train de se goinfrer d'un "fish and chips" anglais, déguisé en Américain français. Bon, en vrai, moi, mon préféré - je plaide coupable, oui, j'adore les pizzas et les sandwichs genre croque-monsieur et hamburger - longtemps, ce fut le fameux Giant de chez Quick... Ce qui explique probablement mon temps de réaction et ma vitesse d'écriture assez rapide quand on me parle de poisson... Bio ! Il faut l'avoir entendu en octobre 2025 pour le croire : du poisson Bio !!! Mais même pas en rêve dans les années 1980-90.
1979 : McDonald's arrive en France (archives INA)
Une goutte d'eau dans l'océan
Plutôt une bonne nouvelle donc, dans un océan de mauvaises nouvelles et d'informations prêtes à noyer notre bonne humeur en un claquement de doigts. Pour ce qu'on arrive encore à comprendre de l'actualité internationale avec notre faible pourcentage de neurones branchés sur la vraie vie terrestre de cette planète... Et si mal connectés à Internet à travers des smartphones forcément bas de gamme. Vive le langage informatique d'ordinateur ? Qui peut bien se payer un iphone de chez Apple sans être un grand PDG de nos jours ? Le si sobre Steve Jobs lui même a rendu l'âme, terrassé par un affreux cancer du pancréas. Les êtres humains ne sont pas parfaits. Et les poissons essaient de les rendre plus intelligents. Mais force est de constater que cela ne marche pas toujours.
Et ça ne nage pas toujours bien non plus, même dans une simple baignoire. Ainsi, depuis des décennies, on multiplie les Sommets Ecolo' réunissant les plus grands scientifiques et autres savants naturalistes de la Planète Bleue (pas l'orange, ou plutôt la rouge, la planète Mars, dans le même système solaire que notre bonne vieille Terre !). Mais même les plus grands écologistes, pas tous obligatoirement végans, végétariens ou fans de base du Commandant Cousteau, ne trouvent de solutions vraiment durables et efficaces aux innombrables problèmes qui étouffent notre monde et submergent nos sociétés modernes, désormais incapables de faire face aux poids de leurs responsabilités. Et pourtant, pourtant ! Surprise ! Il suffit parfois de tendre une oreille - quand on n'est pas encore "sourds comme des pots !" - pour entrevoir l'ébauche d'une "micro-solution"... Plutôt honnête, et loin d'être stupide. Ne plus manger de poisson ? Idée d'une gamine à queue de cheval à peine plus haute que trois pommes, confortablement assise dans un fauteuil durant une conférence sur le futur inquiétant de nos mers et de nos océans.
Les océans vont mal. Les huîtres nous rendent malades à vomir, pour le dire crument, parce qu'elles non plus ne supportent plus les répercussions du réchauffement du climat sur les eaux polluées en été par le surtourisme. Surtourisme désormais hors de contrôle ou presque autour de la planète, année internationale de Jeux Olympiques ou pas, dans un pays organisateur jamais vraiment prêt pour une expérience si sportive de cette envergure mondiale. Surtout quand on pense à tous ceux qui ont été très très nuls en sports au collège... Bon, y a-t-il mort d'homme de ne pas rêver d'être Médaille d'Or au lancer de marteau ? Ou en saut à la perche ? Nous avons quatre ans pour souffler jusqu'aux jeux suivants, etc. Pas de quoi oublier Noël et ces cadeaux sous le sapin. Mais bref, en France, territoire maritime par excellence, voire même terre de pêcheurs, même si nous ne sommes pas que cela, on apprend que les Français sont naturellement d'assez gros consommateurs d'huîtres bien sûr mais aussi de poissons (et pas seulement le vendredi pour de vieilles raisons vaguement religieuses). Ils en mangent 30 kilos par an et par personne. 30 kg/an/personne ! En "fausse" biologiste marin que je suis, plongeuse apnéiste jadis assez expérimentée au fil des ans, vraie journaliste scientifique (avec les diplômes qui le prouvent), je reste pour ma part très très en dessous de cette moyenne. Et pourtant, j'aime toujours l'eau. Je ne bois que cela d'ailleurs, de l'eau "bien douce", qu'elle soit plate, en bouteille, gazeuse, ou sucrée avec un peu de sirop de fruits rouges (ou de pêche, façon Ice Tea, thé glacé en français).
Pêche durable ou aquaculture durable ?
Peut-être parce que mes poissons préférés à table (pas lorsque je plonge) coûtent "un bras" ! Le saumon et le flétan, un grand poisson plat qui préfère vivre en eaux froides dans l'hémisphère Nord. Mais j'ai été très très heureuse d'apprendre qu'il existait maintenant, autre que l'alternative d'une pêche dite durable, face à la surpêche si industrielle, ou toujours trop industrialisée : l'aquaculture durable ! Et c'était magique, voire inespéré d'entendre raconter cela, pour quelqu'un comme moi, française née à la fin des années 70 et de la génération de l'éternel Grand Bleu de Luc Besson (1988). Alors, c'est donc vrai ! Il y a bien du progrès dans l'air dans le domaine de l'océanographie sur cette planète ? Finalement, le Commandant Cousteau n'a pas râlé pour des queues de prunes, à l'époque où il essayait de faire de nous des citoyens plus aquatiquement responsables ? Il a été entendu. Oui, maintenant, c'est sûr ! Y compris sans doute par Poséidon, illustre dieu de la mer, des séismes et des chevaux dans la mythologie grecque...
L'évolution existe, même dans la "langue océanique" puisque nous pouvons désormais parler sans rougir d'aquaculture durable (ou responsable), dont on sent bien que ce n'est pas tout à fait la même chose qu'une pêche durable (ou responsable). C'est ainsi que désormais, en un mot comme en cent, vous saurez faire la différence entre un poisson Bio acheté au supermarché et un autre qui ne l'est pas, Bio. Et tout cela sans avoir besoin de parlementer durant des heures avec la poissonnière. Ou son défunt pêcheur de mari parfois, car combien d'hommes ont disparu en mer, péri au large, pour avoir voulu ramener au port le plus beau poisson de l'océan à leur magnifique sirène d'épouse (ne portant toujours pas de queue de poisson, cette sirène là !).
Bref, on le savait déjà en français, mais même dans le monde du silence, chez les poissons, un seul mot, peut faire toute la différence ! L'essentiel restant de pouvoir se régaler sans penser au mal que vous causer à l'environnement marin en le mangeant, ce brave petit poisson rarement rouge, quand il ne sort pas du bocal, en plastique Bio (dégradable, tant que nous y sommes, allez, "tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice !"). Sinon, au pire, ne mangez plus de poisson ? Conseil de petite fille, à présent bien informée...
Caroline Lepage (Back To Science, 15.10.25)
Allô, le responsable des poissons rouges ?😆😄😁 (années 1980-90)
Le Grand Bleu, extrait "Spaghetti del Mare" (1988)
Le Monde de Némo 3D, extrait "Une mémoire de poisson" (2013)
Voyage, voyage... Pour les fans de la série de notre enfance : les Mystérieuses Cités d'Or ! Voyage, voyage, tropical alors : direction, la péninsule du Yucatan, au Mexique ! Mais très loin de Mexico. Alors où ? Pour le Spring Break des étudiants à Cancun ou profiter d'une "fiesta sous-marine" avec les poissons à Cozumel ? L’île aux spots coralliens enchanteurs découverts par le Commandant Cousteau (encore lui !) à la fin des années 1950 ? Et pourquoi pas plutôt, un séjour de deux semaines dans un paradis secret et tranquille encore bien préservé de la Riviera Maya ? Partons à la découverte d'Akumal, un village situé près du site archéologique de Tulum (qui signifie "mur" en maya)... Il faut l’avouer, lorsqu’on a goûté à la diversité des fonds marins de l’Indo-Pacifique, il est difficile de se laisser à nouveau tenter par l’Atlantique. Ainsi, comme des enfants gâtés, nous avions l’idée préconçue qu’un séjour au Mexique, côté Mer des Caraïbes en pénin...
Ah, satané changement d'heure qui semble vouloir nous répéter à l'infini qu'il n'y a pas le feu au lac... Qu'il faut prendre du bon temps, le temps de vivre quand la neige pourrait bientôt tomber à gros flocons et recouvrir tous les paysages de France ? Quel blues « mortel » parfois, longtemps après cette potentielle idée d'enneigement futur, qui peut sans prévenir donner l'envie d'en finir au cerveau pas encore très frais, sur le plan mathématique, et qui reste perdu dans un décalage horaire encore trop estival, véritable grand écart temporel avec les "looongues vacances" d'été, donc ? Dépression hivernale à anticiper ? Une heure de sommeil en plus ? Tu parles ! Et une heure de lecture en moins ? Il est clair que, saturés de perte de temps ici ou là, nous continuons à prendre du retard dans nos "honnêtes devoirs" de citoyens, toujours bien sages et à l'aise avec les petits chiffres, comme les grands... Mais quand même, ad...
Ah, pan, catastrophe ! Fin du Monde ! Coup de poignard planté comme une flèche en plein cœur, sans gloire ni triomphe... Mon beau Freddie, qu'as-tu fait à notre famille, et surtout à Monique, ta petite Maman chérie ? Tu nous lâches comme ça, d'un coup ? Certes, je ne crois pas au paradis. Pour l'enfer, on a déjà l'air d'y être. Mais franchement, je te pensais beaucoup plus dur à cuire que ça ! Immortel peut-être, même, Fréd'. Me serais-je une fois encore royalement trompée de diagnostic humain ? A ton sujet, toi mon cousin, « mon grand frère de cœur », toi l'un des piliers de la seconde génération de la famille « Garcia » ? Tes origines espagnoles flamboyantes affichées en pleine figure ne t'ont même pas aidé à faire demi-tour en chemin, lorsque tu as vu la mort arriver en face ? Et personne n'a tenté de t'inciter à choisir le camp des vivants qui t'aimaient ou te détestaient, plutôt que celui des fantômes oubliés. Diable, misè...
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